Cédric Mora: «Ma plus grande fierté, c’est de voir tout ce monde au match»

Cédric Mora: «Ma plus grande fierté, c’est de voir tout ce monde au match»

Surprise! Cédric Mora a décidé d’annoncer son départ du Stade Payerne ce lundi soir. Après avoir réuni ses joueurs, l’ancien joueur du Lausanne-Sport (38 ans) leur a expliqué qu’il allait les quitter d’ici quelques semaines, après une nouvelle saison très réussie. Arrivé d’Assens à l’été 2014, il aura donc consacré deux années de sa carrière d’entraîneur naissante au Stade Payerne. Deux années couronnées de succès, après avoir été déjà très convaincant avec le FCA. Le point commun entre ces deux aventures? Il est à chaque fois arrivé après la promotion, atteignant facilement le maintien aussi bien à Assens qu’à Payerne. Et à chaque fois, c’est lui qui a décidé de partir. Interview.

 

Coach, voilà une surprise, non?

Comment ça, une surprise?

Le fait que vous quittiez Payerne, non? Tout va bien, vous êtes quatrième avec une jeune équipe qui joue bien au ballon… Oui, on est surpris de cette annonce.

Il y a plusieurs raisons qui expliquent ce choix, qui n’a pas été pris sur un coup de tête. Cela fait déjà un moment que les joueurs me demandent ce qui va se passer et que je leur réponds qu’il faut attendre, que rien n’est encore décidé. Cette fois, c’est décidé.

Pourquoi maintenant, déjà?

Je ne voulais pas le leur dire juste après la défaite face à Portalban, dans le derby (lire ici). J’ai préféré attendre une victoire, elle est venue face à Lyss ce week-end. C’était plus simple ainsi. J’aurais pu le dire plus tard, mais comme ça, tout est clair. Payerne a le temps de chercher un entraîneur et nous, on continue à travailler. C’est sûr que les prochains matches seront chargés en émotion, mais tout va bien se passer.

Quelles sont les raisons de votre départ?

La première, elle est d’ordre personnel. Je travaille à Lausanne, je vis pas très loin, et venir quatre fois par semaine à Payerne commençait à peser au niveau de ma vie de famille. Je l’ai fait avec plaisir pendant deux ans, mais là, j’arrive à un moment où j’ai besoin de passer plus de temps avec ma famille, d’être plus près d’elle. Après, il y a aussi des raisons liées au club, des petites choses qui m’ont fait dire que c’était le bon moment pour m’en aller en beauté.

Lesquelles?

Franchement, des détails sur lesquels je n’ai pas envie de m’étendre. C’est sans importance. La vraie raison, la principale, c’est que j’ai envie de me rapprocher de Lausanne.

Quel bilan tirez-vous de vos deux ans? Vu de l’extérieur, on a envie de dire qu’il est bon. Mais, vous, de votre point de vue?

Je suis satisfait du travail qui a été effectué pendant ces deux ans, oui. On a redonné une identité à Payerne, avec des jeunes de la Broye, qui ont du plaisir à jouer et à progresser. Si on regarde le classement, bien sûr qu’on peut être content, mais je n’ai pas envie de m’arrêter à ça pour tirer mon bilan. Un classement brut, ça dépend de tellement de choses qu’on ne peut pas juger un entraîneur et un staff là-dessus. Par contre, le fait que l’on soit dans les premières places avec un ou deux joueurs seulement ayant joué dans les ligues supérieures, c’est déjà plus significatif. Cette équipe, j’en suis fier, c’est celle que je voulais. On a joué avec des juniors B, des gars venus de 3e ligue, et on est quatrièmes de 2e ligue inter.

Une chose en particulier qui vous restera de votre séjour à Payerne?

Ma plus grande fierté, c’est de voir tout ce monde au match.

C’est grâce à vous?

Les gens ne viennent pas pour voir l’entraîneur… Evidemment que non. Ils viennent pour voir des jeunes de la région, qu’ils connaissent, et qui jouent en 2e ligue inter, à un bon niveau. On a toujours 200 personnes, parfois 300… et jusqu’à 700! Pour des matches de championnat! Franchement, quand je vois tout ce monde être content de venir au match et surtout de revenir, je me dis que tous, on a bien travaillé, le comité, le staff et les joueurs.

Vous avez le diplôme A…

Non, pas encore. Je suis en train de le passer. Si tout va bien, je l’aurai en novembre.

Pardon, on s’est un peu enflammé. Votre envie, c’est d’aller entraîner plus haut? En 1re ligue, par exemple?

Mon envie, c’est de me rapprocher de Lausanne. Après, si je passe le A, c’est bien parce que j’ai envie de continuer à entraîner.

Où?

Franchement, je n’ai encore rien. Je ne sais pas.

Arrêtez… Vous ne démissionnez pas comme ça sans avoir assuré vos arrières…

Je vous dis la vérité.

Vous visez au moins une 1re ligue, non?

Je n’ai aucune exigence. Comment pourrais-je en avoir? La situation, aujourd’hui, c’est que j’ai dit au Stade Payerne que j’arrêtais et que je suis donc libre au mois de juin pour qui veut de mon staff et de moi.

Votre staff, c’est qui?

Xavier Pittet, que j’aimerais bien prendre comme adjoint dans ma nouvelle mission, et Françoise Carrard, notre soigneuse, qui est très professionnelle et que j’aimerais également beaucoup intégrer à mon nouveau projet. Et je vous le repète, il peut être à tous les niveaux, je n’ai aucun souhait particulier. Simplement que ce soit un projet intéressant pour moi, comme l’était celui du Stade Payerne, où j’ai passé deux très belles années.

Categories: 2e ligue inter

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