Benoît Pythoud s’attend à une saison de transition

Benoît Pythoud s’attend à une saison de transition

Le nouvel entraîneur du FC Thierrens ne se fixe pas comme objectif de faire aussi bien que la saison dernière, conclue par une formidable 3e place en 2e ligue inter. Sa mission est de se maintenir le plus confortablement possible en visant une place dans le haut de classement, tout en intégrant le plus possible de jeunes. Le FCT pense déjà à demain, qui n’est pas si loin.

Le premier match de championnat? Ce samedi sur le terrain du FC Portalban/Gletterens, une équipe ambitieuse qui s’est très bien renforcée cet été. Ce sera compliqué, mais Thierrens a évidemment des atouts à faire valoir dans ce championnat. Benoît Pythoud nous explique sa vision de l’année à venir.

 

Coach, comment avez-vous été accueilli à Thierrens?

Très bien! J’ai découvert ce que j’étais sûr de trouver: un groupe qui s’entend très bien et qui se met la pression lui-même. C’est très agréable pour un entraîneur. Il n’y a qu’à voir les petits jeux à l’entraînement: tout le monde veut gagner pour pouvoir chambrer l’autre gentiment. Il y a vraiment une culture de la compétition ici, c’est impressionnant. C’est ce qui a fait la force de ce groupe depuis des années et il faut le conserver.

Il y a quelques années, c’était tendu entre vous! Lorsque vous étiez l’entraîneur d’Echallens II, on a souvenir d’un peu d’animosité. C’est oublié?

Bien sûr que c’était tendu! Il y avait Thierrens, mais aussi La Sarraz, Orbe et Prilly. On jouait tous le haut du tableau et il y avait de la compétition, c’est normal.

Vos joueurs ne vous l’ont pas rappelé?

Pas trop, franchement! J’étais même surpris, je pensais que ça allait arriver assez vite, mais en fait, non. Et puis bon, j’ai tôt fait de les remettre en place s’ils commencent à évoquer les vieux souvenirs.

Comment ça?

Je leur rappellerai le match où ils menaient 0-1 à la 80e et qu’on avait fini par gagner 3-1 avec l’entrée décisive d’Anthony Schwyn. Ça les calmera tout de suite, je pense (rires). Non, franchement, j’ai été très bien accueilli, à tous les niveaux. Il y a du boulot dans ce club, du monde qui bosse derrière.

Faire aussi bien que la saison dernière, ça vous semble jouable? Thierrens avait fini troisième, quand même.

C’est clair que ce ne sera pas l’objectif. La mission, c’est de se maintenir, mais cela n’empêche pas l’ambition. Disons qu’on vise une place dans les cinq premiers, mais sans pression. Si on finit 6e ou 9e en ayant fait un bon championnat et en ayant intégré des jeunes, on pourra être contents de nous. Cette saison, je la vois comme une saison de transition.

C’est aussi pour cela que vous avez été choisi? Pour intégrer des jeunes?

Les choses sont claires, il y a des cadres qui vont arrêter à Thierrens. Cela ne date pas d’aujourd’hui et il faut déjà penser à demain et après-demain. Alors oui, on a essayé d’amener des joueurs dans cette optique.

Vous êtes satisfait du recrutement?

Ah oui, complètement. Je ne peux pas me plaindre du tout du groupe, au contraire!

Pourtant, vous accueillez un seul joueur de niveau supérieur, Dani Caseiro, qui arrive d’Echallens…

Oui et je me réjouis de le voir à l’oeuvre au Marais. Après, oui, nos renforts viennent de plus bas, mais c’est très motivant pour tout le monde. Ce sont de jeunes joueurs comme les frères Dufey qui ont envie de montrer qu’ils ont le niveau pour jouer en 2e ligue inter. Est-ce qu’ils vont y arriver? Est-ce qu’ils vont prendre le rythme? Notre avis, c’est de dire oui. Après, c’est à eux de montrer. De toute façon, il n’y a pas de miracle. Pour faire venir des joueurs à Thierrens sans argent, il faut leur proposer du challenge sportif. C’est ce qu’on fait, en misant sur leur potentiel et leur envie. Il n’y a pas d’autre voie.

Vous avez deux départs importants, quand même… Steve Dubey retourne dans le canton de Fribourg et Eddison Pineda va à Etoile Broye, c’est juste?

Tout à fait. Et Fabien Aymon va comme assistant à la II. C’est pourquoi Dani Caseiro, qui était utilisé sur les côtés à Bavois et Echallens, va s’installer comme numéro 10. Il a énormément de potentiel à ce poste, j’y crois beaucoup.

Votre préparation s’est bien déroulée?

Oui, avec les aléas normaux pour une équipe de 2e ligue inter. Il y a les blessés, les vacanciers… Rien de surprenant. Mais c’est sûr qu’on risque d’être un peu court à Portalban samedi face à une équipe ambitieuse. Mais ne le dites pas trop fort…

Ils ne vont pas le lire, on est un site vaudois, vous savez!

Bon, donc oui, c’est un peu tôt et c’est difficile de commencer là-bas. Après, il faudra jouer contre toutes les équipes, impossible de se plaindre.

Vous ne serez pas au complet?

Non. Et on a un sacré coup dur avec la blessure de Valentin Piot, qui s’est cassé la mâchoire! Il sera absent six semaines?

Il a percuté Nelson Longo dans une sortie aérienne?

Non, Dionys Burdet! Mais ce n’est vraiment pas de la faute de Dionys, c’était une action anodine en match amical à Richemond. Valentin est sorti et quand il est retombé, on a pensé qu’il allait vite se relever, mais il nous a tout de suite dit que c’était fini.

Du coup, ce sera Thierry Curty aux buts en début de championnat?

Oui et je n’ai aucune inquiétude. Il est vraiment fort, on a la chance d’avoir deux bons gardiens. Il est jeune, impressionnant et il a déjà fait ses preuves avec la I l’année dernière. Aucun souci de ce côté-là.

Categories: 2e ligue inter

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