Bavois a résolu ses problèmes offensifs

Bavois a résolu ses problèmes offensifs

Bavois est un village de 729 habitants, qui n’a pas l’intention de fusionner dans un avenir proche. Pourquoi? Parce que cette commune ultra-dynamique se suffit à elle-même. Coincée entre La Sarraz, Orbe et Chavornay, cette petite bourgade a notamment organisé une Cantonale des Jeunesses  en 2008, événement massif s’il en est. A Bavois, on aime entreprendre et, en règle générale, toute la communauté villageoise répond présent quand il y a une manifestation d’envergure, que ce soit pour donner un coup de main ou simplement pour participer. Mais Bavois, outre son restoroute, est désormais connu dans toute la Romandie pour son équipe de football, désormais bien ancrée en 1re ligue. Grâce à qui? Un peu à ses habitants, qui se mobilisent régulièrement et qui assurent une affluence convenable à chaque match, mais surtout grâce à une famille. Le nom de la dynastie en place à Bavois? Viquerat, bien sûr. Jean-Michel est le président actuel et ses moyens financiers permettent au FCB de vivre de manière adéquate au quatrième niveau du football suisse. Un exploit, mais surtout un parcours mené tranquillement, sans brûler les étapes. A Bavois, on a les moyens, mais pas la folie des grandeurs.

L’objectif du début de saison

Jouer le haut de tableau et si possible les finales. Bekim Uka ne s’en est jamais caché, quitte à se mettre un peu de pression: le FCB est taillé pour jouer les premiers rôles. Avec un effectif quasiment inchangé (seul le départ de Frédéric Gilardi, désormais à la II, a été une véritable perte), mais renforcé intelligemment en ciblant les manques, le staff du FC Bavois a suffisamment bien travaillé durant l’été pour avoir le droit de dire ses ambitions. Celles-ci vont-elles amener le club jusqu’en Promotion League? Pas sûr que Jean-Michel Viquerat en ait vraiment envie. Mais il ne dirait pas non à de belles finales en juin prochain et ne pourra pas refuser le verdict sportif. Aujourd’hui, Bavois est armé pour jouer les finales et on voit mal le président du FCB demander à son équipe de les perdre.

Où ils en sont à mi-parcours

Quatrièmes, à deux points d’Echallens et d’Yverdon! Le FC Bavois a surtout la deuxième meilleure attaque du groupe 1, derrière Yverdon. Une très bonne nouvelle, tant le secteur offensif était un problème la saison dernière, terminée en 8e position en ce qui concerne les attaques. Le FCB a terminé la saison 13/14 avec 39 buts et en compte déjà 27 aujourd’hui, à mi-parcours! Une progression impressionnante, qui s’explique par le très bon recrutement effectué cet été. Renato Rocha (8 buts) et Bourama Ouattara (4) ont eu un impact immédiat, même si le Français a été longtemps blessé. Bavois, qui jouait sans avant-centre au printemps dernier (Nicola Zari et Muamer Zeneli se sont succédés en pointe), a trouvé de la percussion avec « RR », lequel a apporté exactement ce qui manquait aux hommes de Bekim Uka. Dylan Charles et Omar Bellagra n’ont eux toujours pas pu montrer l’étendue de leur talent, perturbés par des blessures. En parlant du secteur offensif, on n’oubliera évidemment pas de citer Micael Martins, toujours aussi percutant sur son couloir droit.

Le joueur du premier tour

Hicham Bentayeb, clairement. Yannick Bovay et Renato Rocha auraient peut-être mérité cette place, mais le grand défenseur central a été impérial durant ce premier tour. La charnière qu’il forme avec Esteban Rossé est de très haut niveau et « Hich » a dégoûté tous les attaquants croisés cet automne, y compris ceux de Young Boys en Coupe de Suisse. Il nous a impressionné à chaque match, retrouvant le niveau qui était le sien il y a de cela quelques saisons lorsqu’il défendait les couleurs du Mont et de Baulmes, déjà en 1re ligue. Impassable.

Le point positif du premier tour

Clairement, l’animation offensive, on l’a déjà dit. Mais Bavois est solide défensivement, il faut le dire aussi, avec 16 buts encaissés en 14 parties. L’arrière-garde s’est montrée à la hauteur, et une ligne défensive-type s’est dégagée avec Nezir Kurtic et Muamer Zeneli (descendu d’un cran) sur les flancs, et un très solide axe Rossé-Bentayeb. Le jeune Dani Caseiro (venu de Team Vaud M18) a été très intéressant les fois où Bekim Uka a fait appel à lui et Yannick Bovay a « dépanné » efficacement en défense centrale, lui qu’on préfère voir jouer en milieu défensif. Raphaël Cottens a un peu moins joué durant ce premier tour, mais est toujours là, fidèle au poste. Une défense de fer, une attaque de feu et un milieu de terrain qui a toujours répondu présent, sans oublier deux gardiens de qualité, Marco Grosso ayant cependant nettement plus joué que Daniel Passera: Bavois n’a pas de point faible.

Le point à améliorer au deuxième tour

Peut-être l’état d’esprit, et encore, on n’est pas vraiment sûr de ce que l’on écrit. Les Bavoisans ne s’en sont jamais cachés, ils avaient quelques petits soucis de vestiaire l’an dernier, mais cela semble être nettement moins vrai cette saison. De ce que l’on sait et que l’on a pu observer, ce groupe semble vivre de manière tout à fait optimale, même avec les gros caractères qui le composent. Bekim Uka n’est pas un entraîneur qui va hurler ou s’imposer par la force, mais son autorité naturelle et sa connaissance extrême du football forcent le respect et ses joueurs l’écoutent. Le potentiel d’amélioration du FCB se trouverait en fait plutôt dans les matches à domicile. Cette saison, Terre Sainte, Team Vaud et Lancy sont venus s’imposer à Bavois. Inacceptable pour une équipe qui vise les finales.

Ce qu’il va se passer cet hiver

On ne s’attend pas à une grande révolution. Ayoub Rachane ne devrait pas rester, et Bavois va peut-être chercher un milieu de terrain pour compenser ce départ programmé, mais est déjà suffisamment bien fourni à ce poste avec Nicola Zari, Marco Malgioglio, Yannick Bovay, Renatus Boniface, Mathurin Ndo Ze… L’objectif de Bekim Uka sera surtout de garder tout le monde, même s’il y aura forcément une question à se poser en ce qui concerne les gardiens. Christopher Meylan, titulaire l’an dernier, va revenir de sa blessure à l’épaule. Que décideront Marco Grosso et Daniel Passera? Trois pour une place, cela semble beaucoup.

Categories: 1re ligue, FC Bavois

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