Bavois est prêt pour défier YB

Bavois est prêt pour défier YB

« On sent bien que ce n’est pas un match comme les autres! Les caméras de la RTS étaient là à l’entraînement, on voit la cantine qui se monte, on entend les gens qui parlent… Forcément, il y a de l’excitation dans le groupe, on se réjouit tous de dimanche. Mais on ne va rien changer à nos habitudes ,on aborde ce match comme un autre, même si… » Tout est dans ce « même si… » chez Marco Malgioglio, qui espère, comme tous ses coéquipiers, éliminer YB dimanche, pas juste réaliser un bon match comme en 2007. A l’époque, le FC Bavois, qui évoluait en 2e ligue inter, s’était incliné 1-3 face aux Bernois où jouait Hakan Yakin.

Auteurs donc d’une performance honnête, il y a sept ans, les Bavoisans rêvent d’imiter Le Mont, qui avait ventilé YB en 1/8e la saison dernière. Le contexte sera bien sûr différent, il s’agit de 32e de finales et Le Mont était leader de 1re ligue Promotion, mais tout de même… Bavois aujourd’hui, est leader de 1re ligue et YB a joué jeudi en Europa League. Tomberont-ils deux ans de suite en terres vaudoises?

Une équipe en pleine confiance

« Oui, là, franchement, on est bien. On a gagné nos deux premiers matches, on est en confiance. » Marco Malgioglio en est convaincu: ce FC Bavois a les moyens de faire douter YB. Ses équipiers et lui n’ont rien de joueurs potentiellement impressionnés par une équipe de Super League. Lui-même a joué plusieurs fois contre les Bernois et Bekim Uka compte notamment sur lui pour aider les plus jeunes à bien aborder cet événement: « Les gars qui sont à Bavois aujourd’hui ont quelque chose à prouver. Certains n’ont juste pas réussi à toucher le niveau professionnel, d’autres l’ont fait et en sont revenus. Ce match, ils doivent l’aborder positivement, en se disant qu’il s’agit d’une occasion de se montrer. J’ai vraiment confiance en eux, ils ont tous la faculté à se mettre au niveau que ce genre de match demande. »

YB ne sera peut-être pas au mieux

La Sarraz, le 5 mai 2012, La Sarraz- Bavois. © Muriel Antille« Ils ont leurs soucis… Ils ont des blessés, ils viennent de jouer l’Europa League et le week-end prochain, ils vont à Bâle. D’accord, ce sont des pros, mais il peut y avoir une certaine fatigue, y compris mentale. Ils viennent de jouer un match européen, ils ne vont pas mettre toute leur concentration sur Bavois, et je les comprends. Mais on peut aussi peut-être profiter du fait qu’ils ne seront peut-être pas sereins en revenant dans le canton de Vaud. Forcément, ils vont repenser au match du Mont et ils vont vouloir ne pas faire la même erreur deux fois. Cela peut jouer en notre faveur, selon notre état d’esprit et le leur », estime Bekim Uka.

Avec quel avant-centre?

« On n’a pas de chance offensivement! On avait fait le nécessaire pour combler ce manque, mais là, ils sont tous blessés! » Marco Malgioglio pense à Renato Rocha, Omar Bellagra et Dylan Charles, les trois avant-centre potentiels cette saison dans le 4-2-3-1 habituel de Bekim Uka. Aucun d’eux ne sera disponible dimanche et, de plus, Micael Martins sera toujours suspendu! Bavois aura un potentiel offensif amoindri, c’est sûr, mais cela ne veut pas dire que le FCB ne sera pas dangereux. Bourama Ouattara est en pleine forme (4 buts en 2 matches officiels) sur l’aile gauche, le jeune Allan Eleouet est en feu depuis le début de la saison sur l’aile droite et Bekim Uka a deux options pour le poste d’avant-centre. Soit il reconduit Kevin Hill, comme à Fribourg samedi dernier, pour une expérience assez convaincante, soit il place, comme souvent la saison dernière, Nicola Zari en pointe. « Ce sera l’un des deux. Je vais décider de ça d’ici à samedi soir. Nico vient de rentrer de deux semaines et demi à l’étranger, je dois voir comment il se sent », explique l’entraîneur bavoisan.

Qui aux buts?

Une grande question concerne l’autre extrémité du terrain. Depuis la blessure de Christopher Meylan, Bavois compte deux gardiens de valeur plus ou moins égale, Marco Grosso et Daniel Passera, tous deux arrivés cet été aux Peupliers. Grosso a joué les deux premiers matches de championnat, n’encaissant qu’un but. Alors, titulaire indiscutable? Pas forcément. « J’ai deux très bons gardiens, sur qui je peux compter. Ils ont les deux de l’expérience et je sais que je peux être tranquille, quel que soit mon choix. Marco a commencé le championnat, il a été bon. Je n’ai pas encore fait mon choix pour dimanche, pour être sincère, même si l’un des deux a une petite longueur d’avance dans mon esprit pour ce match. Vous verrez dimanche, comme tout le monde. »

Une place de finaliste, c’est possible?

Marco Malgioglio ne veut pas trop s’avancer à l’heure de parler de finales. « Non, nous on vise les cinq premières places. Là, on ne se cache pas, on veut être dans ces places-là. L’équipe s’est renforcée cet été et l’objectif du club est clair. Le président nous a clairement dit qu’on devait finir dans les cinq et ce serait une déception de ne pas y arriver avec cette équipe. Mais bon, vous savez, ça va vite: on était 20 au contingent et aujourd’hui, on s’entraîne à 14 ou 15, alors qu’on n’a joué que deux matches de championnat! » Même idée chez Bekim Uka: « On peut faire quelque chose de bien en championnat cette année, mais il faudra rester constant et au complet le plus longtemps possible. Ce match de Coupe, c’est du bonus, c’est sympa, mais c’est en championnat qu’on doit être performants. »

Deux tribunes amovibles provisoires et une affluence espérée de 2000 personnes

En face de la tribune principale seront érigées deux tribunes provisoires, de part et d’autre de l’échafaudage prévu pour les caméras de la RTS. D’un total de 120 places environ, elles permettront aux spectateurs qui le désirent de prendre de la hauteur. « Les réservations par Ticket Corner marchent bien, neuf fois mieux qu’en 2007. Cela ne veut pas dire qu’il y aura neuf fois plus de monde, mais c’est bon signe », souligne Jean-Michel Viquerat. Il y a sept ans, ce sont 1750 spectateurs qui étaient venus au Terrain des Peupliers. Cette fois, Bavois en espère 2000. « Au vu de ce que j’entends à droite et à gauche, j’ai le sentiment qu’il devrait y avoir du monde ».

Des frais de sécurité qui pourraient entraîner un déficit…

« Dans un des derniers courriers que nous avons envoyé, nous avons clairement écrit que nous serions prêts à renoncer à l’organisation de ce match si la facture de la Gendarmerie restait la même. On nous a répondu de ne pas nous inquiéter, que tout cela allait être rediscuté. Mais aujourd’hui, à quelques jours du match, nous sommes toujours dans le flou. » Jean-Michel Viquerat le sait bien: le match aura lieu dimanche, mais le problème réside dans l’estimation faite par la Police cantonale. Le coût de la facture aujourd’hui? « 25’000 francs. On estime que 350 à 400 supporters bernois vont faire le déplacement. Mais quand Bâle est venu jouer un amical contre Sochaux, ils étaient 500, plus dangereux, et on a eu une facture de 12’000 francs. Où est la logique? Est-ce qu’il y a une tabelle? Toutes ces questions-là, je me les pose. » D’autant plus que 25’000 francs correspond au bénéfice que peut entrevoir le club si tout va vraiment très bien dimanche. « Mais, de manière plus raisonnable, si on doit payer 25’000 francs au Canton, je pense pouvoir dire qu’on sera en déficit à la fin de la journée… », conclut le président, qui espère évidemment trouver un arrangement dans les heures à venir, voire après le match, une fois que tout se sera bien déroulé.

Un club qui se bouge, comme toujours

Le FC Bavois est un des clubs les plus actifs « hors-terrain » du canton. La buvette des Peupliers organise une « Fête de la bière » vendredi et samedi, et le FCB organise un repas avant le match, dès 11h30, sur inscription. Avec le nombre de bénévoles gravitant autour du club, les buvettes seront bien tenues, les saucisses bien cuites et les files d’attente réduites, c’est une certitude.

 

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