Bavois dynamite Yverdon et repasse devant

Bavois dynamite Yverdon et repasse devant

4-0 après 28 minutes de jeu, 6-2 score final! Si la victoire du FC Bavois ne se discute pas une seule seconde, on se gardera bien d’écrire que Bavois est devenu la capitale footballistique du Nord vaudois, comme après le succès de l’aller (lire ici). Ces lignes-là, évidemment complètement assumées, nous avaient valu quelques critiques et remarques, que l’on accepte bien volontiers. On ne refera pas la même erreur aujourd’hui. Le club de Jean-Michel Viquerat et YS n’ont évidemment pas la même histoire, ni les mêmes infrastructures et le potentiel est tellement plus grand à Yverdon qu’aux Peupliers qu’on n’a même pas besoin de l’écrire. Reste que, pour l’heure, les deux équipes se retrouvent au même niveau et que Bavois, encore une fois, a pris le meilleur sur son grand voisin.

2-0 après dix minutes

Devant 250 spectateurs, une affluence décevante pour ce match à rattraper, due en grande partie à une vilaine pluie sur le Nord vaudois, les hommes de Bekim Uka ont réalisé une première période de très belle facture. Ils ont été bien aidés, il est vrai, par les erreurs de Marc Ummel. Le pauvre gardien yverdonnois était bien malheureux sur les deux premières réussites bavoisanes, toutes deux inscrites dans les premières minutes de jeu. Il relâchait d’abord un ballon dans les pieds de Yannick Bovay, avant de mal anticiper un centre de Bourama Ouattara et d’être trompé par… Dadie Mayila, son défenseur central. 2-0 après dix minutes, la tâche était déjà compliquée pour Yverdon, privé en plus d’Ange Nsilu, toujours un peu blessé.

« Un soir où on a tout réussi et eux rien »

« C’est un soir où on a tout réussi et eux rien », résumait fort à propos Aziz Demiri. Passé d’Yverdon à Bavois durant la trêve, le milieu de terrain a vécu des retrouvailles assez intenses. « On a vraiment fait un bon match, surtout au début. On est bien entrés dans la partie et cela nous a aidé pour la suite », continue Demiri, très bon à mi-terrain. Après les deux premiers buts, YS a un peu réagi, mais Allan Eleouet et Renato Rocha ont frappé, faisant passer le score à 4-0 à la demi-heure de jeu!

YS aurait pu revenir à 4-2 avant la pause avec le poteau de Parapar

YS, sonné? Oui et non. Par le score, un peu, bien sûr, mais un coup-franc direct et excentré d’Eros Pitronaci trompait Daniel Passera (Marco Grosso suspendu) ramenait l’espoir. Et là, Yverdon aurait même pu revenir dans la partie. Comment? Grâce à un coup-franc de Juan Manuel Parapar, du pied gauche. Hélas pour les visiteurs, la frappe de l’Espagnol trouvait le poteau de Passera. Quelques minutes plus tard, Hicham Bentayeb inscrivait le 5-1, score à la mi-temps.

Même à 10, Bavois a réussi à marquer le sixième

« Là, c’est clair, on avait fait un grand pas vers la victoire. Mais je n’ai pas demandé à l’équipe de boucler la partie. Je leur ai demandé de continuer à jouer, comme on l’avait fait. Arrêter de proposer du jeu, cela aurait été contre-productif », expliquait Bekim Uka. Bavois n’a donc pas spécialement géré, mais YS n’avait pas la force de revenir, même à 11 c0ntre 10 suite à l’expulsion logique d’Hicham Bentayeb pour un gros tacle sur Edin Becirovic, qui a passé une très sale soirée recevant bien plus de coups que de ballons. Le banc bavoisan a protesté, car l’attaquant d’YS avait été signalé hors-jeu avant la faute. Soit. Mais le carton rouge ne se discute pas, car, même si Bavois a eu le coup-franc, le geste violent de son défenseur central méritait l’expulsion. YS, avec un homme de plus, se créait bien quelques situations, mais se faisait même punir en contre.

Bavois reçoit le SLO samedi prochain

Allan Eleouet pouvait en effet accélérer sur son côté droit et servir Renato Rocha, seul face au but vide. 6-1, et bientôt 6-2 grâce à une frappe de loin de Pitronaci mal maîtrisée par Passera. Score final. « Ça me fait surtout plaisir pour les joueurs. On sort d’un nul frustrant face à Team Vaud et là, on réagit très bien. On repasse devant Yverdon et on s’offre encore un super match à jouer face à Stade-Lausanne », termine Bekim Uka, qui ne veut toujours pas s’avancer pour une participation aux finales. A Bavois, on est prudent sur le sujet, mais il est bien clair que ce mot va finir par arriver dans toutes les têtes. Aujourd’hui, le FCB avait deux points de retard sur YS et est passé devant. Samedi prochain, il entamera la partie face au SLO avec… deux points de retard. De quoi donner des idées? Hicham Bentayeb sera suspendu, mais Bekim Uka récupérera Marco Grosso, Dren Basha et peut-être Nicola Zari, même si cela sera un peu juste pour le milieu de terrain. Alors, Raphaël Cottens titulaire derrière? Ou Yannick Bovay, qui redescendrait d’un cran et libérerait une place au milieu pour Renatus, voire Zari? Réponse dans neuf jours!

Vittorio Bevilacqua: silenzio stampa

Et Yverdon Sport, alors? Après être resté vingt minutes dans le vestiaire avec l’équipe et le président, Vittorio Bevilacqua n’a pas souhaité s’exprimer après la partie, renvoyant au président pour toutes déclarations. Mario Di Pietrantonio nous ayant salué très poliment, sans parler non plus, on n’en saura pas plus. Les jours de l’entraîneur d’Yverdon Sport à la tête de la première équipe sont-ils comptés? Sincèrement, on n’en sait rien et personne, jeudi, n’avait la réponse. Nos lecteurs les plus fidèles savent l’attachement que l’on porte à Vittorio Bevilacqua, un technicien de grand talent qui a amené YS en haut du classement de Challenge League en jouant un football ultra-offensif. On n’a pas encore assez de prétention pour conseiller quoi que ce soit à Vittorio Bevilacqua ou Mario Di Pietrantonio, mais il est évident qu’Yverdon, aujourd’hui, a besoin de retrouver un peu de sérénité et de lucidité, ce qui était tout sauf le cas lors des 30 premières minutes.

L’urgence comptable? Il n’y en a pas

La situation comptable est cependant tout sauf catastrophique et l’on rappellera simplement qu’Yverdon avait complètement raté son début de premier tour avant de terminer en deuxième position. Là, YS compte 4 points en 4 matches et n’est qu’est à deux ou trois points des finales. L’urgence comptable? Il n’y en a pas. Dans cette 1re ligue ultra-compétitive, être 6e n’est pas une infâmie. Même pour Yverdon Sport et même si tout le monde aimerait voir ce club si spécial un ou deux crans plus haut dans la hiérarchie du football suisse le plus vite possible.

Les hommes du match

A Bavois, on a énormément apprécié Allan Eleouet. Il progresse et il a compris certaines choses, sur et en dehors du terrain. Jeudi, il a marqué, il a offert des buts et il a percuté. Son accélération sur le 6-1 est phénoménale. Titularisé en l’absence de Dren Basha, il a marqué des points tant grâce à sa performance que par son attitude. Très bon match également de Marco Malgioglio, auteur d’une première période de haut niveau. Des gestes de grande classe.

Juan Manuel Parapar a été bon pour Yverdon, malgré le score. Il a été dangereux, même en première période, et a fait parler sa vitesse et sa technique. Très intéressant. Eros Pitronaci a inscrit un doublé de frappes de loin et mérite de figurer dans cette rubrique grâce à cela.

Les prochains rendez-vous

Deux immenses derbys le 11 avril à 17h! YS sera à Azzurri (1er), Bavois accueillera Stade-Lausanne-Ouchy (2e).

FC Bavois – Yverdon Sport 6-2 (5-1)

Buts: 4e Bovay 1-0; 10e Mayila, autogoal 2-0; 25e Eleouet 3-0; 28e Rocha 4-0; 39e Pitronaci 4-1; 45e Bentayeb 5-1; 81e Rocha 6-1; 87e Pitronaci 6-2.

Arbitres: M. Wolfensberger, assisté de M. Hasankovic et de M. Sasmaz.

Bavois: Passera; Monteiro, Bentayeb, Rossé, Zeneli (61e Kurtic); Bovay, Demiri, Malgioglio; Eleouet, Rocha (83e Hill), Ouattara (70e Renatus).

Entraîneur: Bekim Uka

Yverdon: Ummel; Ciavardini, Mara, Mayila, Ferhatovic; Margairaz (56e Momo); Gabriele, Pitronaci, Parapar; Becirovic, Chavarria (56e Bühler).

Entraîneur: Vittorio Bevilacqua

Terrain des Peupliers. Expulsion d’Hicham Bentayeb (68e, gros tacle sur Edin Becirovic).

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