Azzurri va chercher un point à Vidy au terme d’un match fou

Azzurri va chercher un point à Vidy au terme d’un match fou

« C’est un bon point, c’est sûr! On empêche Stade de revenir sur nous. On a eu de la chance, mais il en faut pour monter. Ils ont été meilleurs que nous en première période, ils ont eu des occasions nettes, mais on en a eu aussi en début de deuxième. Nous ne sommes pas encore promus, il faut déjà commencer par battre Renens samedi. » Lyazid Brahimi, entré en fin de match, est lucide quant à la performance d’Azzurri 90 au Stade Juan-Antonio Samaranch mercredi soir. Face à ses anciens coéquipiers (il a été transféré cet hiver de Stade aux Azzurri), Brahimi aurait pu faire la différence en fin de match, grâce à sa qualité technique, mais au final, c’est sur le score de 2-2 que les deux équipes se sont quittées dans un derby très animé.

« Si c’était spécial pour moi de revenir ici? Non, vraiment pas. J’ai beaucoup d’amis à Stade, comme Mickaël Castejon ou Nicolas Tebib, on s’appelle souvent. Il n’y a pas de problème, j’ai du plaisir à jouer face à eux, à les revoir », expliquait encore le Français, qui revient gentiment de blessure. « Je ne suis pas encore au top, ça va venir », concluait-il avant d’aller retrouver ses coéquipiers et fêter ce point.

Il manque quatre points aux Azzurri pour monter en 1re ligue

Car Azzurri a obtenu ce qu’il est venu chercher: le match nul, qui lui permet de conserver six points d’avance sur son adversaire du jour. A trois journées de la fin, Jean-Philippe Karlen et ses hommes n’ont plus que quatre points à obtenir. Le programme? La réception de Renens, un déplacement à Sierre et un dernier match, à Chavannes, face à Servette M21, qui peut toujours espérer monter. Pas facile, mais largement à la portée des Lausannois, dont l’objectif de monter en 1re ligue Classic est plus que jamais à portée de main. Et Stade, alors? Ce match nul ne fait pas ses affaires, bien sûr, puisque les Stadistes ont donc toujours six points de retard sur les Azzurri, avec, là aussi, trois matches à jouer. Mission impossible? « On va continuer à jouer, bien sûr. Tant qu’Azzurri n’est pas mathématiquement promu, on a une chance, mais on ne va pas cacher que ce soir, c’était la victoire ou rien », soupire Andrea Binotto.

Une première période à sens unique… sauf au score

Les Stadistes ont dominé leur adversaire dans le jeu, mais n’ont pas été tranchants devant le but, comme souvent. « C’est vrai, on manque d’efficacité. Il me semble que l’on aurait mérité la victoire ce soir. Azzurri est une équipe réaliste, qui profite de ses occasions, mais si une équipe a été meilleure dans le jeu, et au décompte des chances de but, il me semble que c’est nous », confiait encore Andrea Binotto, avec raison. Car Stade a complètement dominé la première période, se créant notamment trois immenses occasions. Les deux premières par Brice Ngindu (tir trop croisé, 12e, et frappe sur l’extérieur du poteau, 21e) et la troisième par Axel Danner (31e), que Damien Djuric détournait parfaitement. Azzurri 90, dont le titulaire habituel est Marco Grosso, a pu compter sur un bon match de Djuric ce soir. Dans les cages pour la deuxième fois d’affilée, le jeune portier a gardé son équipe dans le match en première période. Et lorsqu’il s’est retrouvé battu, comme sur cette frappe de Baumann (déviée par Ngindu), à la 32e, c’est un de ses défenseurs qui sauvait sur la ligne!

Stade était de loin la meilleure équipe sur le terrain en cette première demi-heure. La suite logique? Un but pour Azzurri, dix secondes après le sauvetage sur la ligne à l’autre bout du terrain, comme souvent. Luis Aguirre pouvait s’échapper côté droit et conclure proprement, dans le petit filet. Propre. Et 0-1 à la pause, un avantage pas du tout mérité pour des visiteurs qui n’auront eu qu’un seul mérite: être réaliste. Mais en football, il n’y a que cela qui compte…

Stade marque deux buts magnifiques pour prendre l’avantage

En deuxième période, Stade continuait à presser, mais les Azzurri évoluaient un cran au dessus de leur performance des quarante-cinq minutes initiales. Les contres étaient plus tranchants, et Stade commençait à se dire qu’il n’allait jamais trouver la faille. Résignés les Stadistes? Pas du tout! Ils allaient même égaliser grâce à une action collective splendide, qui trouvait Armend Demiri, entré à la pause. La frappe enroulée du milieu excentré était magnifique, inarrêtable pour Djuric. 1-1, et bientôt 2-1, grâce à Brice Ngindu, qui trouvait enfin le cadre! Un but là aussi joliment inscrit par le numéro 13 stadiste, qui voyait ses efforts enfin récompensés. Et la partie, d’un bon niveau jusque-là, allait devenir complètement folle.

Piero Arena transforme le penalty du 2-2

Les dix dernières minutes allaient en effet être de feu, avec trois occasions nettes de chaque côté, des paroles d’amitié sincère échangées entre les deux bancs, et un penalty obtenu par Renato Rocha et transformé par Piero Arena. Andrea Binotto, à chaud, a beaucoup contesté ce penalty accordé par M. Jankovic, mais à mon avis, la décision de l’arbitre est incontestable. Dos au but, Renato Rocha a bel et bien été fauché et le penalty est réel. Rocha aurait-il pu rester debout? Sans doute. Mais ce penalty, s’il a été obtenu « au métier », n’était pas un cadeau, loin de là, mais plutôt une erreur défensive. Bref, pour les sceptiques, allez sur www.footmag.ch , et faites-vous une opinion, j’ai pas encore la prétention d’avoir inventé le football. 2-2 à six minutes de la fin, et une atmosphère devenue brûlante à Vidy. Luca Scalisi aurait pu offrir la promotion à Azzurri au début des arrêts de jeu, mais Stade aurait également pu gagner sans un arrêt décisif de Djuric devant Ngindu à quelques secondes de la fin. Franchement, ça aurait pu aller dans les deux sens, mais Azzurri, sur la totalité des nonante minutes, s’en tire très bien avec ce nul.

Disons-le comme ceci: une première période dominée à fond par Stade, et une deuxième plus équilibrée, lors de laquelle Azzurri aurait pu inscrire le 0-2 et le 2-3. Match nul logique? A chacun de juger, mais la bonne affaire, ce soir, est pour les Azzurri, tout proches de la 1re ligue Classic. Comme l’on dit, le plus dur est fait. Mais des fois, le plus simple est le plus compliqué à obtenir…

Les hommes du match

Du côté du SLO, très gros match de Brice Ngindu en pointe. L’ancien Nyonnais a créé le danger à chaque prise de balle, et aurait pu ouvrir la marque à deux reprises. Il a cru avoir donné la victoire à ses couleurs à dix minutes de la fin, et a été dangereux durant l’entier du match. Très belle performance. Le défenseur central Fabian Geiser est également à créditer d’un bon match. Ce n’est pas du tout une surprise, mais il est très facile techniquement, toujours bien placé et propre dans ses relances. Lorsque les blessures le laissent tranquille, c’est un très beau footballeur.

En ce qui concerne les Azzurri, quelle activité de la part de Charles Traoré! Il a récupéré mille ballons, a compensé toutes les montées de ses coéquipiers, sans jamais rechigner à la tâche. Il joue toujours juste, en première intention, sobre et intelligent. Jouer à côté de lui au milieu de terrain est un régal. Enorme. Mention très bien également, dans un registre différent, à Luis Aguirre. Auteur d’un très joli but, il a dû sortir à vingt minutes de la fin après s’être fait percuter par Mickaël Castejon. La sortie de l’ancien gardien du FC Baulmes n’était pas destinée à faire mal, mais le choc a été violent. Avant cela, il avait été très bon sur son côté droit, combinant bien avec Jérôme Barrier, placé derrière lui. Belle technique, belle vision du jeu, et bonne qualité de percussion. Mais il a quand même pris une sacrée sonnée sur la sortie de Castejon!

Les prochains rendez-vous

Les Azzurri peuvent faire un pas de plus vers la 1re ligue Classic en recevant le FC Renens, samedi 25 mai, à 17h pour un autre derby qui promet beaucoup. Le lendemain, dimanche à 15h, le Stade-Lausanne s’en ira à Vernier pour tenter d’obtenir trois points.

Retrouvez la vidéo du match sur www.footmag.ch

Stade-Lausanne-Ouchy – Azzurri 90 Lausanne 2-2 (0-1)

Buts: 34e Aguirre 0-1; 70e Demiri 1-1; 80e Ngindu 2-1; 84e Arena, pen. 2-2.
Arbitres: M. Jankovic, assisté de M. Hofmann et de M. Abadzic,
SLO: Castejon; Kaissi, Baumann (86e Badibanga), Geiser, Gehri; Soos (46e Demiri), Fungilo, Fauvre, Danner; Tebib; Ngindu.
Entraîneur: Andrea Binotto.
Azzurri: Djuric; Barrier, Scalisi, Hoxha, Felix (90e Rodriguez; Junior Montano, Traoré; Aguirre (72e Brahimi), Arena, Ebe (66e Rocha);Hysenaj.
Entraîneur: Jean-Philippe Karlen.
Notes: Stade Juan-Antonio Samaranch, Vidy.

Categories: 2e ligue inter