Azzurri 90 n’envisage qu’une seule place: la première

Azzurri 90 n’envisage qu’une seule place: la première

Patrick Isabella n’a pas un job facile. Entraîner Azzurri 90 peut s’apparenter à une chance, vu l’effectif mis à sa disposition, mais l’ancien ailier de GC vit avec une pression permanente, celle du résultat. Facile pour un ancien professionnel, qui ne doit pas avoir peur d’un « simple » championnat de 1re ligue? Evidemment que les enjeux ne sont pas les mêmes, mais Isabella le sait: il n’a pas le droit à l’erreur. L’an dernier, la 4e place avait été qualifiée de « satisfaisante » par son président, Antonio D’Attoli. Celui-ci, moins impulsif et plus réfléchi que bien des personnes le disent, a eu la sagesse de ne pas changer et de confier l’équipe à son entraîneur une saison supplémentaire. Mais cette fois, Patrick Isabella le sait: il doit aller en finales et monter. De toute façon, lui-même s’est fixé cet objectif et reconnaît disposer d’un effectif de grande qualité. Il a les épaules, évidemment, pour accepter cette obligation de résultat et se voit bien entraîner ce groupe en Promotion League la saison prochaine.

L’objectif du début de saison

Monter, c’est tout. Antonio D’Attoli n’a rien contre Bavois et Echallens, mais ne se voit pas jouer pendant des années contre ces équipes-là. Le président d’Azzurri veut recevoir Winterthour, Lugano et Servette, histoire de faire rayonner la « marque » Azzurri dans tout le pays. Convaincu qu’il pourra diversifier ses ressources en cas de montée en profitant d’une notoriété plus grande, le patron d’AD Conseils veut monter d’un échelon tout de suite et de deux à moyen terme. La Challenge League est son horizon. En parallèle, Azzurri 90 souhaite se qualifier pour le premier tour de la Coupe de Suisse 2015/2016. Cet objectif-là peut être atteint le 22 mars prochain. Il « suffira » de gagner à Fribourg pour entrer dans le tableau principal en août prochain.

Où ils en sont à mi-parcours

Où ils veulent être, c’est-à-dire à la première place. Les Lausannois ont raté une magnifique occasion de prendre le large lors de la dernière journée, en s’inclinant dans le bourbier de Chavannes-près-Renens face à Lancy (0-1). Ils auraient eu six points d’avance… De quoi avoir des regrets, mais Azzurri est quand même en tête, YS et Echallens étant trois points derrière. Avec moins d’un but encaissé par match (13 sur 14 parties), Mickaël Castejon et ses coéquipiers ont la meilleure défense du groupe 1.

Le joueur du premier tour

On va commencer par Christophe Meoli. Il a été très bon, après une année blanche, et son retour à son meilleur niveau est pour bientôt. S’il fait une préparation hivernale de qualité, il sera encore plus fort et tout le monde s’en réjouit du côté de Chavannes-près-Renens. Réunir les frères Meoli sous le maillot d’Azzurri a été la meilleure idée d’Antonio D’Attoli en 2014. Ils ont une forte identité lausannoise, des racines italiennes, un énorme capital sympathie et sont des footballeurs tous deux trop forts pour la 1re ligue. Jackpot pour Azzurri, qui a tout fait juste sur ce coup-là. Le meilleur joueur de ce premier tour n’est cependant pas un des frères Meoli, à notre avis en tout cas. Celui que nous avons choisi? Luca Scalisi. Il est tout simplement le co-meilleur buteur d’Azzurri, avec 7 buts en 14 matches! Son opportunisme sur coup de pied arrêté est incroyable et personne mieux que lui ne peut lire les trajectoires parfaites des coup-francs de Nicolas Marazzi. Il est un leader, le capitaine de cette équipe, et il est extrêmement fort défensivement. La charnière centrale qu’il forme avec Roberto Elefante est à notre avis la meilleure du groupe 1, devant Geiser-Le Neün (SLO), Rossé-Bentayeb (Bavois) et Mara-Mayila (YS). Et comme il est parti sur une base complètement folle de 15 buts pour cette saison…

Le point positif du premier tour

La solidité, clairement. Lorsque Mickaël Castejon s’est retrouvé blessé ou suspendu, il a été très bien suppléé par Yann Jeanmonod. Pas de problème de gardien pour Azzurri, d’autant que les « guerres d’ego » sont inexistantes entre les deux portiers, ce qui est une nouveauté. Jeanmonod le sait, il est la doublure de Castejon. Derrière, les positions changent de temps en temps, mais le quatuor est solide. Luca Scalisi et Roberto Elefante sont indéboulonnables en défense centrale, tandis que Michele Morganella (à gauche) et Sébastien Meoli (à droite) sont les titulaires « naturels ». Marlon Baluzeyi et Hidajet Kastrati ont eu du temps de jeu et l’ont également bien utilisé. Derrière, Azzurri est blindé à tous les postes et bien protégé par un milieu de terrain bien expérimenté, où Nicolas Marazzi règne en maître. Du coup, les hommes de Patrick Isabella ont souvent gagné les matches grâce à leur solidité défensive. Une preuve? En 14 matches du premier tour, il en ont gagné 9, dont 7 en ne prenant aucun but! Du bon travail, surtout en ayant remporté quatre parties sur le score de 1-0 (SLO, Monthey, Naters, Bavois). Cela ne peut pas être un hasard.

Le point à améliorer au deuxième tour

Peut-être l’animation offensive. Azzurri a souvent joué avec une pointe, Mobulu M’Futi, très en forme en début de saison. L’ancien Servettien a marqué quatre buts dans les deux premiers matches, et sept en tout. Il a clairement baissé de pied dès le milieu du premier tour, manquant passablement de réussite. Et comme Jonathan Caeiro est revenu tard de blessure, Azzurri a eu de la peine à marquer et Patrick Isabella cherche encore la bonne formule. M’Futi seul en pointe, avec Caeiro en joker de luxe? Caeiro sur un côté? Ou les deux hommes seront-ils associés en pointe, comme lors du dernier match face à Lancy? Patrick Isabella va devoir y réfléchir, mais pourrait être aidé par son président. Celui-ci ne cache pas son envie de recruter « du lourd » offensivement dans les prochaines semaines.

Ce qu’il va se passer cet hiver

Un ou deux joueurs pourraient demander à partir, jugeant la concurrence trop élevée pour espérer augmenter leur temps de jeu. Indépendamment de cela, Azzurri va chercher à se renforcer offensivement. Antonio D’Attoli, qui a déjà un oeil sur les finales, ne veut pas de joueurs à former, mais recherche des guerriers opérationnels de suite. Le président d’Azzurri craint des équipes comme Kriens ou Zoug et veut recruter des joueurs capables de faire la différence dans ces matches-là. Derrière et au milieu, il les a, sans doute. On voit mal un membre du quintet Castejon-Meoli-Scalisi-Elefante-Morganella paniquer le matin d’un match de finale à Kriens, ni même évidemment Nicolas Marazzi et Christophe Meoli. Mobulu M’Futi a également l’expérience de ces matches-là, mais apporter un peu d’expérience sur le plan offensif est la priorité du président. Du talent, a priori, il y en a assez.

 

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