Assens a montré de l’envie et du caractère

Assens a montré de l’envie et du caractère

Dimanche matin, dans la lutte pour son maintien, Assens, sur une meilleure dynamique, a lourdement battu un FC Gland méconnaissable et en pleine dérive (4-1).

Ce succès probant, acquis avec agressivité et folle envie, permet à la troupe de Johann Späni de prendre quelques distances bienvenues avec la barre fatidique. Assens, régulièrement à la peine et en difficulté à domicile, a pu surfer sur la victoire sous forme de déclic, obtenue chez l’ennemi juré Cheseaux. Les « grenat et bleu » ont aussi profité, avec un certain panache, du non-match d’une opposition fantomatique. Ils n’ont cependant pas connu le départ idéal, malgré une rapide et convaincante application.

Quelques approximations défensives ont permis aux visiteurs de faire illusion. Sur un coup franc d’Hochstrasser, Brillouet, seul et oublié, pouvait en toute facilité ouvrir la marque. Gland, qui allait bientôt s’éteindre, s’offrait encore deux réelles possibilités contrées de justesse (9e et 14e). Légèrement perturbé, Assens retroussait les manches, pour, en quinze minutes, totalement changer le cours des choses. Le portier Morard, fébrile, relâchait le ballon, et l’expérimenté Bolay manquait étonnamment de réaction. Deux grossiers errements qui faisaient le bonheur d’un Max Bonvin opportuniste et habile en l’occasion (17e).

Descente aux enfers

La formation de Jamel Kaissi, qui commençait progressivement sa descente aux enfers, se distinguait déjà par une évidente et coupable passivité. Sur un centre de Parlante, le petit par la taille, Perez, s’élevait très haut pour placer une tête victorieuse, à la barbe d’un Morard étrangement apathique. Le club du Gros-de-Vaud en confiance et mis sur orbite n’allait pas s’arrêter en si bon chemin.

Ferrini, avec sa brillante patte gauche, se baladait dans une arrière-garde en pleine débandade, pour déjà enfoncer le clou (32e). Gland, amorphe et sans révolte, faisait peine à voir. On n’a jamais reconnu l’équipe qui avait été si séduisante lors des deux derniers exercices.

Quelques absences, ajoutées à la perte du buteur Da Luz et à la trop longue indisponibilité du talentueux Pereira, sont certainement des explications, mais pas forcément des excuses à faire valoir. Menés logiquement au score, les « oranges » sans jus ni fierté, ont alors sombré corps et âme. Les anciens, invisibles et pas à la hauteur de leur passé glorieux, se sont montrés incapables d’inverser la tendance.

Affaire classée

Au retour des vestiaires et dans un scénario similaire, Assens, généreux, prenait de suite les choses en main. L’omniprésent Ferrini obligeait Morard à faire un arrêt spectaculaire (49e). Dans l’enchaînement et sans surprise, l’équipe locale classait prématurément l’affaire. Sur un contre tranchant, Bonvin, d’une folle course de 50 m, prenait la poudre d’escampette pour crucifier Morard avec précision (51e). Les Glandois, malgré cinq rapides changements, se montraient toujours aussi indolents et inoffensifs. Ils disparaissaient même totalement des écrans, au contraire d’un Assens qui, sous la conduite de l’infatigable Crot, se créait moult opportunités pour saler l’addition.

Jamel Kaissi se montrait irrité et déçu. Il n’a pas du tout apprécié le manque d’engagement et l’état d’esprit affichés par les siens. De son côté, Johann Späni arborait la mine du vainqueur : « Cette première victoire sur nos terres est un soulagement et un véritable ballon d’oxygène. Avec nos petits moyens et la même équipe qu’en troisième ligue, il n’est guère permis de rêver. Le maintien reste notre principal et unique objectif. La route parsemée d’embûches est encore bien longue. »


Assens – Gland 4-1 (3-1)

Buteurs: 7e Brillouet 0-1 17e Bonvin 1-1 21e Perez 2-1 32e Ferrini 3-1 51e Bonvin 4-1

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