Adrian Alvarez: «Je ne vais rien lâcher»

Adrian Alvarez: «Je ne vais rien lâcher»

A 24 ans, Adrian Alvarez entame sa deuxième saison en Challenge League avec le FC Le Mont-sur-Lasuanne. Plus souvent titulaire que remplaçant, l’ancien ailier d’Echallens a tout de même participé à 19 matches pour sa première saison, marquant deux fois. Lors des trois premières journée de la saison, il n’est entré en jeu qu’une fois, à domicile face à Chiasso, vingt minutes passées en pointe en remplacement d’Ohran Mustafi.

Même s’il a vu arriver des joueurs présentant plus ou moins le même profil que lui ces dernières semaines (Drilon Pacarizi) et Luis Pimenta), « Alva » ne baisse pas les bras et continue à travailler. Il mordra dans tout ce que Claude Gross lui donne. Interview, deux jours avant un alléchant Le Mont-LS (le club où il a été formé), dimanche à 15h à Baulmes.

 

Adrian, avez-vous eu des propositions cet été?

Oui, de Promotion League notamment.

Avez-vous réfléchi à y aller?

Non, pas une seule seconde. Et en plus le coach a été clair, il m’a dit qu’il comptait sur moi pour la saison à venir. De toute façon, je sais exactement ce que je veux et je ne redescendrai pas d’une ligue ou de deux. Si je pars du Mont, ce sera pour une Challenge League ou un transfert à l’étranger. Tout est clair pour moi, je ne partirai pas d’ici pour régresser.

Mais vous jouez peu… D’autres n’ont pas votre force mentale. De loin pas, même…

Moi, je ne vais rien lâcher. Vous pouvez l’écrire en gras et en majuscules, je veux m’imposer à ce niveau et je suis prêt à tous les efforts nécessaires. D’accord, je joue peu, mais je suis au niveau. A l’entraînement, je vois que je ne démérite pas. L’autre jour, j’ai fait un superbe entraînement, j’ai amené des centres, je suis là. Daniel Gygax est venu vers moi, il m’a dit que j’avais été très bon et que je devais continuer comme ça. Je m’accroche et je prends ce qu’on me donne.

Quand vous voyez Le Mont gagner et les attaquants marquer, vous vous dites que vous allez rester sur le banc encore une semaine?

Vous êtes fou, vous! Quand on gagne et que les attaquants marquent, je suis le premier à les féliciter. Je veux que Le Mont gagne, tout le temps.

Mais quand vous avez l’impression d’avoir réalisé une bonne semaine d’entraînement et que votre nom apparaît dans la colonne des remplaçants le dimanche, quelle est votre première pensée?

La toute première, c’est que je dois travailler encore plus la semaine d’après. Et la deuxième aussi. Je ne suis pas du tout ce genre de joueur qui va tirer la gueule et ne pas vouloir monter dans le bus. Je donne tout, je ne lâche rien. Le plus dur, c’est surtout quand on joue mal et que je suis sur le banc…

Ah bon?

Oui. Quand on voit que ça ne tourne pas, que certains ne sont pas à 100%, ça frustre terriblement. Après le match à Schaffhouse, le coach lui-même a dit dans les journaux qu’on n’y était pas, dans le jeu et dans l’attitude. Là, depuis le banc, je peux vous dire que je tape des pieds. J’ai envie de sauter dans le terrain et de mettre le feu au latéral adverse.

L’Adrian Alvarez d’aujourd’hui, il est meilleur que celui qui était titulaire à Echallens et qui enflammait la 1re ligue et même le FC Thoune en Coupe de Suisse?

Oui. Déjà, je suis plus fort dans la tête. Et comme footballeur aussi, bien sûr. On s’entraîne tous les jours, on est professionnels. Le foot, ce n’est plus juste venir après le boulot pour voir les copains et s’amuser, même si Echallens est très compétitif et est juste en dessous du monde pro. Ici, on s’amuse encore à l’entraînement, mais c’est différent, c’est le boulot.

Vous vous considérer comme un joueur de couloir ou un attaquant?

Un joueur de couloir, clairement. J’ai été formé là, que ce soit à gauche ou à droite. Après, avec ma vitesse et ma hargne, je peux jouer en pointe sans souci.

L’an dernier, vous étiez titulaire avant de vous blesser. Cela vous a vraiment freiné, non?

Oui, bien sûr. Cette blessure est arrivée au mauvais moment, mais elle est derrière. Aujourd’hui, je n’y pense plus, je suis un joueur comme les autres. Dès mon premier match de préparation, trois mois après à Thoune, je me sentais bien. J’ai enchaîné avec Nyon et Carouge avec de bonnes sensations. Alors, j’ai été un peu déçu de ne pas commencer en championnat après. Mais de nouveau, c’est de la déception que doit éprouver chaque joueur en commençant sur le banc. J’ai envie de bouffer le terrain (sourire).

Vous avez eu le sentiment de n’avoir pas eu votre chance encore cette saison?

Je suis forcé de répondre oui, vu que je n’ai pas encore débuté, mais je ne revendique rien. Je bosse comme un fou, je veux que Claude Gross se dise: « Il mérite de commencer cette fois ». J’attends ce moment-là, mais même si c’est vingt minutes, ou dix, ou cinq, je vais tout donner.

Votre scénario idéal face à Lausanne dimanche?

Qu’on gagne. Le reste, ça m’est égal.

Vous ne voulez pas d’une entrée à la 60e et d’un but vainqueur à la 87e?

Mon scénario idéal, il est toujours collectif. Après, si vous me posez la question d’un point de vue personnel, allez, je dirais que je suis titulaire et que je centre pour Bojan Dubajic à la 87e. Si on gagne et que je suis bon, alors j’enchaînerai les matches. Voilà mon scénario idéal, alors.

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