«Une deuxième finale, douze mois après»

«Une deuxième finale, douze mois après»

Alain Gendron et le FC Echichens ont besoin d’un match nul samedi face à Farvagny-Ogoz (18h au Grand-Record) pour être sûr de rester en 2e ligue inter. Même avec une défaite, le FC Echichens aurait encore une vraie chance d’accrocher le maintien, mais l’entraîneur parisien ne se voit pas faire trop de calculs: il veut gagner ce match, comme il y a une année lorsque son équipe, véritable surprise de la saison, avait été promue. Interview d’avant-match.

 

Coach, vous êtes tendu?

Pardon?

On vous demande si vous êtes tendu.

Ce mot ne fait pas partie de mon vocabulaire, désolé. Je suis serein, confiant dans le travail effectué. Les petits ont accompli un boulot formidable cette année et nous nous acheminons vers une belle journée de football, tout simplement. Donc, non, je ne suis pas tendu. Pourquoi le serais-je?

Parce qu’Echichens, votre équipe, est en danger de relégation avant cette dernière journée. Enfin, si on a bien lu le classement…

Quoi qu’il arrive, on n’aura pas de regrets. Voilà deux ans et demi que je suis à Echichens. Nous avons accroché le maintien en six mois, nous avons été promus l’année d’après et cette fois, nous sommes toujours en course pour nous maintenir en 2e ligue inter, avant ce dernier match. Franchement, je ne peux pas être mécontent. On a marqué 30 points en 25 matches, quand même! Alors oui, votre constat est juste: on n’est pas encore sauvés, même en ayant pris plus d’un point par match. Donc on va encore se battre ce samedi.

Sincèrement coach, que s’est-il passé? On vous avait vu à Thierrens, vous allez gagner là-bas (lire ici), et on était sûr que le maintien était acquis. Il manquait 3 ou 4 points d’accord, mais on ne vous voyait pas flancher à ce point  juste après… En 7 matches depuis Thierrens, vous n’avez marqué que 7 points! 

Oui, c’est vrai, je suis d’accord avec vous. Après Thierrens, tout le monde se disait que c’était bon… et il faut bien constater que ça ne l’était pas! On a perdu des points bêtement à la maison, un peu par malchance, peut-être un peu par suffisance et voilà, on doit batailler encore.

Un peu par suffisance?

J’ai bien dit: « peut-être par suffisance ». Oui, peut-être que comme vous, des joueurs ont cru que c’était bon. Et on a perdu des matches que l’on aurait dû gagner.

C’est dommage, parce qu’avec deux petits points en plus, vous seriez déjà sauvés…

Oui, mais je n’ai pas de regrets. On a une équipe jeune, c’est normal qu’elle soit irrégulière. C’est l’apprentissage. Franchement, je ne vis pas avec des « si ». On est là où on est. Mais de nouveau, on a fait une belle saison, la première de l’histoire du club en 2e ligue inter. Quoi qu’il arrive, on pourra être fiers de nous.

Et encore plus samedi soir!

Ah oui, bien sûr. L’équipe est prête, je sens les gars très confiants, très sereins.

Et comme vous-même, vous n’êtes pas nerveux, tout va bien…

Même si je l’étais, je ne devrais pas le montrer (rires). Non, mais je suis sincère et très sérieux: si on joue notre jeu, comme d’habitude, avec détermination, on va prendre ces trois points. Et tout ira bien.

Un point vous suffit. Vous n’allez pas jouer le nul?

Oh, en aucun cas! On ne peut pas faire ça, ce n’est pas une consigne qu’un coach peut donner, encore moins avec une très jeune équipe. On ne peut pas gérer 95 minutes comme ça, voyons… Après, évidemment que s’il y a match nul à cinq minutes de la fin, on va essayer de faire ce qu’il faut pour conserver ce résultat. Mais pas avant.

Ou peut-être un tout petit peu avant, quand même…

On verra le déroulement du match (rires).

Bon, cela dit, une défaite de Grünstern à Payerne vous suffirait (lire ici). Vous allez envoyer des émissaires sur place? Ou au Locle, où Thierrens joue?

Ah non, je ne crois pas que ce soit prévu.

Pourtant, si Payerne gagne 4-0 à la mi-temps, vous pouvez vous permettre de perdre face à Farvagny… Ça ne vous dirait pas de le savoir?

Non, franchement.. Faisons notre match, prenons les trois points. C’est tout ce à quoi je pense. Après, peut-être que le président a prévu des émissaires sur place, mais je ne suis pas au courant. De nouveau, faisons ce qu’on a à faire et passons une belle soirée de football.

Il y aura du monde, non?

J’espère! Le club a beaucoup communiqué et oui, on le prend comme une deuxième finale, douze mois après. L’an dernier, c’était une finale pour la promotion et cette fois, c’est une finale pour le maintien. Et on espère le même dénouement, bien sûr.

 

Categories: 2e ligue inter

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