La Sarraz-Eclépens a fait le ménage

La Sarraz-Eclépens a fait le ménage

Les Sarrazins ont profité du premier week-end aux allures printanières de l’année pour passer leur préparation à la vitesse supérieure. «Ça faisait longtemps que je voulais prévoir quelque chose comme ça», explique Jean-Philippe Karlen. Ça? Disputer deux matches dans la même journée, à quatre heure d’intervalle. Son équipe est donc allée défier l’US Terre Sainte à Coppet, à 11h, avant de retrouver le Stade Nyonnais à Colovray, à 15h. «On est 25 dans l’équipe, ce n’est sûrement pas la pire méthode pour donner du temps de jeu à tout le monde. Certains étaient proche des 120 minutes, d’autres plutôt de la demi-heure, mais tous ont pu fouler la pelouse. Et, vu qu’il n’y pas eu trop de plaintes à ma connaissance, ça semble plutôt avoir été une réussite», continue le coach. Une victoire 4-2 face à une équipe de pointe en 2e ligue inter, un match nul 1-1 contre un pensionnaire de Promotion League: l’opération semble, effectivement, avoir séduit son monde dans les rangs sarrazins.

Redynamiser l’équipe, une priorité absolue

Cette idée, si elle est originale, s’inscrit également dans une volonté de redynamiser la formation d’En Gravey. «On a connu une fin de premier tour compliquée, avoue «Charly» Karlen. On était en nette perte de vitesse, à bout de souffle. Si on entendait se maintenir, on ne pouvait pas continuer comme ça.» Effectivement, le matelas d’avance de La Sarraz-Eclépens sur la barre, d’abord relativement confortable, a bien vite fondu, au point où le néo-promu n’a passé l’hiver qu’avec deux unités de plus que le premier relégable (Naters). Pas vraiment de quoi être totalement serein durant les fêtes.

Dix joueurs sont partis

La Sarraz a donc procédé à un grand ménage hivernal. Jean-Philippe Karlen a gentiment prié les joueurs qu’il ne jugeait plus bénéfiques au groupe de s’en aller et certains sont également partis tenter leur chance ailleurs d’eux-mêmes, à l’image de Valentin Dupuis (Bavois), d’Eren Sahingöz (Azzurri) ou d’Aleksandar Bozic (Azzurri), pour ne citer qu’eux, que l’ancien joueur du LS regrette nettement plus. Au total, ce ne sont donc pas moins de dix joueurs qui ont quitté le Gros-de-Vaud durant la trêve, sans compter Damien Warpelin, l’entraîneur des gardiens, aussi parti pour Azzurri.

Un groupe plus expérimenté

À partir de là, il a fallu reconstruire. Le boss de la première équipe a fait fonctionner sa liste de contacts à plein régime, a passé des coups de fil dans tout le canton, voire même au-delà, et est parvenu à donner un nouveau visage à son effectif. «Le groupe est un peu plus vieux qu’au premier tour, c’est vrai. Mais, pour se sauver, il faut ce qu’il faut», commente celui qui a compensé ses dix départs par… presque autant d’arrivées.

La Sarraz pourra toujours compter sur un dernier rempart de choix

Le joueur le plus en vue chez les Sarrazins cet automne? On estime ne léser personne en disant qu’Eren Sahingöz a ramené, quasiment à lui seul, bien quelques points dans la besace du néo-promu. Compenser son départ n’allait donc pas être chose facile et, dans cette optique, les arrivées de Mickaël Castejon (Vevey) et de Dominique Quillet (Azzurri) sont deux très bonnes nouvelles. Les cages de La Sarraz-Eclépens resteront très bien gardées pour les matches retours.

Nicola Zari et Kevin Pianaro, deux précieux milieux de terrain

Pour faire oublier Aleksandar Bovic en défense, le plus gros regret de «Charly» Karlen cet hiver, il l’avoue lui-même, Henrique De Amorim (Vevey) et Stéphane Varela (Champvent) sont également accueillis les bras ouverts En Gravey. Les deux hommes connaissent bien la maison pour y avoir déjà évolué et auront clairement une place à prendre dans le onze de base. Au milieu? Kevin Pianaro est arrivé (Stade-Lausanne), tout comme Enes Fermino (Fribourg) et Nicola Zari (Bavois), qui bénéficiera de certains avantages. «Nicola a un peu moins de temps à investir dans le football, mais il reste un excellent joueur. On s’est mis d’accord pour qu’il ne s’entraîne que deux fois par semaine, mais ce n’est pas ce qui va l’handicaper», explique Jean-Philippe Karlen.

«On a les moyens de se sauver, c’est une certitude»

Le coach de La Sarraz s’est aussi attaché les services de deux attaquants: Ndiaw Ndiaye (Azzurri), qui connaîtra donc le sixième club vaudois de sa jeune carrière ce printemps, ainsi que Bastien Descombes (Colombier), qui devrait être amené à postuler pour une place sur les ailes. «On a perdu beaucoup de monde, mais je pense qu’on a su se renforcer intelligemment en contrepartie. Des gars comme Kevin Pianaro et Nicola Zari, ce sont de super joueurs, ils vont nous faire beaucoup de bien. Le discours n’est pas très original, mais je pense qu’on sera meilleurs qu’au premier tour. On a les moyens de se sauver, c’est une certitude», conclut, optimiste, le boss sarrazin, qui mènera ses troupes à Fribourg, lanterne rouge du groupe, pour la reprise. La Sarraz-Eclépens sait ce qu’il lui reste à faire.

 

Un article rédigé par Florian Vaney

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