Un premier couac devant peu de monde

Un premier couac devant peu de monde

758: c’est le nombre de spectateurs annoncés (payants?) venus pour d’assister au premier match d’Yverdon à la maison, sur sa pelouse bosselée, et à celui de Djibril Cissé, auteur dans la semaine de son premier but officiel à Köniz. 758: c’est peu, si l’on tient compte que la troupe de Braizat restait donc sur un succès; c’est peu, eu égard à l’investissement du club, à la promotion ambitieuse.

Face à Kriens, qui aurait dû monter dans la hiérarchie la saison dernière, qui vise un retour bientôt dans l’élite, l’équipe yverdonnoise a logiquement baissé pavillon. Elle a manqué de vitesse, de justesse dans les passes, elle a perdu trop de ballons dans l’entre-jeu surtout, pour pouvoir dialoguer. Las, la réussite était ailleurs, du côté de Kriens, plus vif, plus costaud, qui a gagné beaucoup de duels, qui a joué au ballon, ne faisant jamais n’importe quoi avec.

« On a commis des erreurs de promu »

« En première mi-temps, nous n’avons pas été trop en danger, le problème c’est que Kriens marque sur ses deux premières occasions », dit Anthony Braizat, qui resta un long moment assis sur le banc. Le 0-1 résulte d’un superbe coup-franc « platinien » signé Siegrist et le 0-2 a été marqué par Salah Chihadeh, le meilleur homme de la partie, auteur d’un magnifique envoi décoché au 20 mètre, légèrement décalé, qui loba le portier Da Silva, trop avancé. « On a commis des erreurs de promu », ajouta le coach français. « Mentalement, ces deux buts nous ont fait mal. Et puis, jouer deux matches en trois jours, cela s’est avéré difficile. On est en apprentissage, on apprend tous les jours. On est plus dans le monde amateur, le jeu va aussi deux fois plus vite qu’avant. Ce match va nous faire du bien, pour avancer, dans l’humilité. »

Djibril Cissé n’a joué qu’une mi-temps. La première. Le Français a touché 8 ballons, dont plusieurs avec la tête. A la 17ème, il a tenté une reprise acrobatique -tir contré- et à la demi-heure, il a ajusté les décors. La meilleure occasion échut à Marazzi (16e), qui vit sa tentative déviée par le bon portier Osigwe, toujours bien placé. « Si j’ai sorti Djibril à la pause, c’est uniquement par prévention, il faut faire attention à ne pas le cramer », ajouta, prudent, Anthony Braizat. « Il revient de loin, ça faisait deux ans qu’il n’avait plus jouer et il n’est pas encore prêt pour enchaîner deux matches de suite et en entier. J’aimerais qu’il prenne du plaisir ici, que Djibril retrouve également du plaisir à se faire mal. » D’autres s’en font déjà, et même beaucoup, ce sont les ronchons de la tribune principale, toujours les mêmes dont l’âge devrait leur apporter de la sagesse, une sérénité.

Mercredi 16 août, en début de soirée, la troupe yverdonnoise sera à Nyon. Elle aura bien récupéré. Malheur au vaincu. Déjà.

Article rédigé par Jacques Wullschleger

Categories: Promotion League

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