«On sera encore plus compétitifs au deuxième tour»

«On sera encore plus compétitifs au deuxième tour»

Le Stade Payerne, néo-promu en 2e ligue inter, est 10e après dix journées de championnat. La barre n’est qu’à un point, mais son capitaine Nathanaël Vorlet refuse de céder à la panique. Interview express à quelques jours de recevoir Bümpliz (14e et dernier), samedi à 17h30 au Stade Municipal.

Nathanaël Vorlet, comment jugez-vous le début de saison de votre équipe?

Relativement bien, je dois dire. On a montré lors de toutes les parties être au niveau de cette ligue, y compris des équipes de tête. Que ce soit La Chaux-de-Fonds, La Tour, Thierrens ou Grünstern, aucune ne nous a dominé dans le jeu, mis à part Thierrens pendant une mi-temps. A Grünstern le week-end dernier, nous étions la meilleure équipe sans aucune discussion possible. Si on n’a pas ce carton rouge et ce penalty à l’heure de jeu, ils ne seraient jamais revenus… Ils n’avaient pas eu une occasion jusque-là!

Avez-vous le sentiment de ne pas être assez bien récompensé en termes comptables, du coup?

C’est sûr. Très sincèrement, on devrait avoir quelques points de plus, on a cédé à chaque fois sur des détails…

Mais c’est justement cela qui fait la différence, non? Ce genre de détails qui font tourner le match en faveur d’une équipe et pas de l’autre…

Oui, et cela est peut-être dû à notre manque d’expérience. Nous sommes une équipe très jeune, et nous devons progresser à ce niveau. Après, il ne faut pas oublier que pas mal de choses ont changé cet été. On a perdu Ahmet Sefa, un attaquant qui nous avait mis 25 buts, et Ardian Hoti est toujours à l’armée… sans même parler de l’arrivée du nouvel entraîneur. Mais je répète que globalement, on s’en sort bien.

Etre à un point seulement au dessus de la barre ne vous met pas une pression négative?

Non, pas du tout. Même quand on s’est retrouvés en dessous de la barre, on n’a pas paniqué un seul instant. Si on avait été largués dans le jeu, il y aurait peut-être eu de quoi s’interroger. Mais là, on voyait bien qu’on était au niveau.

Votre qualité de jeu et votre cohésion étaient une de vos forces en 2e ligue. Vous avez donc pu la transposer au niveau supérieur?

Oui, je crois, même si, comme je vous l’ai dit, il y a quand même eu quelques changements.

Dont l’arrivée de Cédric Mora comme entraîneur. Que vous-t-il amené?

De la rigueur, je dirais. Il est très concerné par la progression de l’équipe, il nous corrige sans cesse. Avec lui, rien n’est laissé au hasard et il nous apporte également son expérience personnelle du haut niveau. Son adjoint Xavier Pittet aussi, d’ailleurs. On apprend tous les jours, et on s’adapte aussi à leur méthode. On va devenir meilleurs au fil des matches et on sera encore plus compétitifs au deuxième tour, j’en suis convaincu.

Et Christophe Hostettler, votre dernier transfert, s’est immédiatement intégré lui aussi, marquant dès ses débuts!

Oui, il n’a pas traîné! Son arrivée a été très bien perçue, car il nous apporte vraiment un profil qui nous manquait. Avec Karim Diarra et Tanfol Ouattara, on a deux joueurs de percussion, parfaits dans leur style. Christophe, lui, peut jouer dans un rôle de pivot, il nous permet désormais de trouver un attaquant quand on est dans un temps faible. Il peut garder le ballon, le ressortir et nous permettre de souffler. Cela, on pouvait moins le faire avant son arrivée.

Categories: 2e ligue inter