« Il ne serait pas raisonnable de se fixer un objectif »

« Il ne serait pas raisonnable de se fixer un objectif »

Le fait que Mario, son papa, a entraîné ici à Echallens, n’a pas eu une influence, même minime, sur son choix. « Sincèrement, je ne le pense pas, car de l’eau a coulé sous les ponts, depuis », dit Alexandre Comisetti aux Trois-Sapins, ravi d’y être, endroit, région où il connaît tout le monde, parce qu’il est un enfant de ce beau coin du pays vaudois.

Le FC Echallens, 4e la saison passée, est un pilier de la catégorie de jeu. Il se dégage de ce club une convivialité régionale. L’objectif? « On en parle pas, il ne serait pas très raisonnable de s’en fixer un. » Les départs ont été compensés, en qualité comme en quantité. Le contingent à disposition du nouveau chef, qui n’en est pas un, est de 18 joueurs, avec deux gardiens.

Entraîneur à succès avec Team Vaud, au tour d’Echallens?

Alexandre Comisetti se dit assez tolérant. La passion du foot l’anime et ses hommes la possèdent aussi. Ça tombe bien ils rejoignent le terrain content avec des envies, après le boulot ou les études. « Tous ont cet esprit. Mes joueurs ont du plaisir à jouer au foot pour le foot. Un joueur qui évolue en première ligue a franchi quelques paliers, avec la faculté de comprendre. Par conséquent, il n’est pas là par hasard. »

Pour le coach, qui, malgré sa nouvelle fonction, ses engagements multiples, restera consultant à la RTS – il a eu le feu vert de son président après une courte discussion, avec son adjoint, David Tenthorey « C’est de l’or en barre » – la remise en question est primordiale. « Avoir l’envie de comprendre les choses, et les assimiler, c’est bon pour le collectif. J’aime à dire que le joueur qui peut comprendre doit comprendre. C’est pénible de répéter trois fois les mêmes choses. »

Assis très décontracté sur la terrasse du restaurant des Trois-Sapins, qui pour ceux qui ne le sauraient pas n’est pas qu’une buvette. « Je recommande le tartare, il est fait de différentes façons », Alexandre Comisetti a le ton courtois du formateur, qui aime voir des joueurs progresser – c’est aussi ça le talent – « Je suis un observateur, je fais quelques mises au point. » Il était déjà comme ça lorsqu’il entraînait Team Vaud, une équipe qui, sous sa direction, est montée de 2e ligue inter en 1ère ligue.

Sa philosophie de jeu?  « Je parlerai plutôt d’interprétation. On dépend des joueurs à disposition et il y a plein de paramètres qui entrent en ligne de compte. Il faut qu’on s’y adapte. Après, ce qui est important, c’est d’éprouver du plaisir et produire du jeu avec lui, gagner des matches; ça, c’est la finalité. Si on a cette énergie et cette envie, de la rigueur, nous serons présents. »

Dans le vif du sujet dès samedi

Au FC Echallens, tout est possible. Alexandre Comisetti est ambitieux. « Oui, surtout réaliste. » Quatrième la saison passée, l’équipe des Trois-Sapins ne trouvera plus sur sa route Yverdon et Stade-Lausanne, qui ont accédé à la Promotion League. Alors, quatre moins deux égale deux, comme 2e ? « Tu es bon en calcul », sourit-il. « Mais la réalité n’est pas aussi simple que cette soustraction facile. »

Samedi, le FC Echallens reçoit YB II (M21) -entraîné par Joël Magnin-, à 17h. « Ça va être un gros test car l’équipe bernoise a repris l’entraînement bien avant nous. » Avec Mehmed Begzadic, pour ne citer que lui, appelé à installer de la qualité dans le jeu offensif, la troupe de Comisetti, avec son état d’esprit sain connaîtra, bien sûr, quelques tourments, mais verra aussi le soleil.

Article rédigé par Jacques Wullschleger

 

Categories: 1re ligue

Ecrire un commentaire

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*