Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la Pontaise

Les nuages noirs s’amoncellent au-dessus de la Pontaise

De mal en pis ! Lausanne, déjà en convalescence, se retrouve bientôt aux soins intensifs. Face à un Lugano opportuniste, mais faible, la troupe à Fabio Celestini a sombré malgré quelques soubresauts, mais cela n’a pas suffi pour, au moins, emporté un point, qui, dans cet état-là, aurait fait du bien. La défense à trois coupables de sauts de concentration, des ailes quasiment coupées et une attaque sans idée résume la rencontre perdue 3-2.

Pourtant, une première éclaircie dans les lourds nuages lausannois a tout de même été aperçue. C’est la réaction des joueurs. Par deux fois, l’équipe s’est retrouvée à chasser le score ; la première fois à la suite de la réussite de Marzouk à la 12e. C’est Kololli d’une frappe aussi limpide que surprenante qui ramenait l’espoir dans les travées de la Pontaise. En seconde mi-temps, il a fallu patienter 29 minutes pour voir les Vaudois revenir à 2-2. C’est Margiotta qui répondait à Roulier à la 82e. Las, la concentration a fait défaut, à nouveau, et Mariani n’avait plus qu’à glisser le cuir au fond des filets.

Margiotta retrouve ses jambes

Si on s’aventure et que l’on cherche bien à travers les nuages, un autre rayon de soleil peut être croisé, en la personne de Francesco Margiotta. L’Italien qui a réalisé un excellent premier tour la saison dernière est de retour. Il s’était malheureusement blessé et avait manqué le second tour. Et pour sa première titularisation depuis 2016, il a inscrit un but d’attaquant de pointe : sur un centre rebondissant de Torres, il a su mettre son pied gauche pour tromper magnifiquement Da Silva. Une bonne nouvelle pour l’excellent attaquant qui a parfaitement substitué Bozhinov en pointe.

Cependant, et malgré ces deux éclaircies, le mal lausannois est profond. Fabio Celestini recherche une âme à son équipe. Ce soir, la formation vaudoise était bien présente sur la pelouse, mais la tête semblait, par moments, se trouver voguer loin dans les nuages, qui, s’annoncent de plus en plus noir. Des fautes de placements, des replacements approximatifs, des centres mal ajustés ont parsemé les 90 minutes d’une rencontre sans rythme. Les cinq buts découlent plus d’erreurs défensives que d’actions collectives ou d’exploits individuels.

Et le bilan après quatre rencontres, dont trois à domicile, n’est que d’un point. Un point synonyme de 9e place pour les pessimistes ou de 10e pour les optimistes. En effet, Lausanne se trouve à la hauteur des Grasshoppers au fin fond du classement. Déjà à la lutte contre la relégation. Il y a urgence du côté de Lausanne. L’enthousiasme du mercato estival avec l’arrivée de recrues prometteuses est retombé. Celles-ci n’ont pas encore fait la différence, à l’image d’un Zarate transparent contre Lugano ou encore un Bozhinov en manque flagrant de rythme. Pourtant à l’entame de la partie, le système avait été modifié en 3-1-4-2 avec Torres et Margiotta, mais n’y a fait. La défaite était au bout.

Victoire avec la manière attendue samedi !

La réaction est attendue dès samedi en Coupe de Suisse contre le NK Pajde (pensionnaire de 2e ligue interrégionale). Une réaction, non ! Une victoire ! Avec la manière, avec des buts, de l’envie, de la bonne méchanceté, l’envie de se faire mal et surtout le bonheur de jouer au football ! L’âme est décrite comme un principe vital, immanent ou transcendant qui animerait le corps d’un être vivant. Alors Lausanne, il faut retrouver celle-ci rapidement et faire vivre le football vaudois!

Article rédigé par Jeremy Damon

Categories: Football d'élite

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