Lausanne avance, mais reste en danger

Lausanne avance, mais reste en danger

C’est en début de match que le Lausanne-Sport a eu la possibilité de bouleverser la rencontre (et une partie de sa saison) et de mettre à raison son adversaire, Grasshopper, ainsi qu’un peu de distance avec le dernier du classement, Vaduz, battu 3-2 au Stade de Suisse face à Young Boys, après avoir encaissé deux buts dans le temps additionnel. Mais ses vingt bonnes premières minutes sont restées sans aucun but, malgré une nette occasion signée Nassim Ben Khalifa, qui a vu son coup de tête être dévié en corner par le portier Joël Mall, bel athlète aux sorties parfois rocambolesques (9e).

Deux périodes inégales en terme de jouerie

« Je pense qu’au vu des deux périodes, on aurait mérité un petit peu plus », commentait Fabio Celestini, malgré tout contrarié par la performance de ses joueurs après la pause. Fluide et aéré avant le thé, avec un très bon Jordan Lotomba sur le côté droit, lequel a amené de la vitesse et des idées précises, le jeu du LS a perdu de sa lumière par la suite, pour s’équilibrer avec celui de son adversaire, qui s’est mis à évoluer plus haut et à imprimer souvent un faux rythme, ce qui a gêné les Lausannois. Leur souci du moment: attaquer en évitant de trop se dégarnir derrière. « Nous vivons une situation compliquée, tout comme GC. Peut-être y a-t-il un peu de stress, une peur qui s’est installée », ajoutait le coach vaudois.

Le LS n’encaisse plus, mais peine à marquer

Parce qu’il y a encore du dégât dans les têtes, la troupe lausannoise, en quête de points (et elle n’est pas la seule), ne parvient pas encore à aligner deux bonnes mi-temps. Tant que sa situation sera indécise, le LS présentera une équipe déséquilibrée. Bonne en défense – cela fait trois matches qu’elle n’encaisse pas de but – mais à la recherche d’une grandeur en attaque, où il lui faut beaucoup d’occasions pour en concrétiser une. Les Vaudois connaissent encore un gros problème au niveau de la dernière passe. Il en va toujours ainsi quand la sérénité manque et que la gestion des émotions du moment n’est pas parfaitement maîtrisée.

Un compte-rendu rédigé par Jacques Wullschleger

Categories: Football d'élite

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