Les frères Massoud, ça déssoude!

Les frères Massoud, ça déssoude!

«Si vous nous aviez vu jouer au début du second tour, vous n’auriez pas cru que c’était la même équipe que ce soir. La vérité, c’est qu’on est sur la pente ascendante et que le match de ce soir est un vrai match référence». Cette formation de La Sallaz n’avait pas trop fait parler d’elle depuis la reprise, si ce n’est en ayant accueilli Christian Mischler après son départ de Champvent pour épauler Michael Pacella sur le banc. Le club des hauts de Lausanne travaillait dans son coin, alignant les résultats, week-end après week-end. Mais les propos de Michael Pacella sont bien là pour le rappeler: que de progrès effectués depuis tout ce temps! Pas même l’expérimenté FC Donneloye, dans le choc au sommet du championnat, n’a su trouver les solutions pour venir à bout d’un groupe qui à faim de buts, faim de victoires, faim de finales.

Des visiteurs décidés, mais bousculés

Cette équipe n’a, en effet, plus grand chose à voir avec le FC La Sallaz du premier tour. Celui qui peinait à enchaîner les résultats, à être régulier, tant sur un match que durant tout l’automne. Au Stade Dany Gavillet, ce mercredi soir, les hommes de Michael Pacella ont été sûrs d’eux, conquérants. Ils savaient exactement quel football ils devaient jouer pour inquiéter l’adversaire, et ils n’en ont jamais douté, même si les résultats ont tardé à porter leurs fruits. On imagine bien qu’en préparation de cette partie, de toute façon, le coach n’avait pas oublié de leur rappeler qu’à l’aller, c’est bien eux qui s’étaient imposés à Grand-Vennes, et avec la manière (3-0).

Andrea Carucci a eu des occasions, Hervé Vallotton aussi

Alors même lorsqu’Andrea Carucci a trop croisé ses deux premières occasions, avant de buter face à Joël Riond, La Sallaz n’a pas paniqué, gardant son plan de jeu bien en tête, et continuant à gêner de manière efficace Donneloye dans la création du jeu. Efficace mais pas infaillible, puisque, par deux fois, Xavier Marouani était contraint au miracle pour garder sa cage inviolée devant Hervé Vallotton, la plus grande menace du FCD aujourd’hui. 0-0 à la pause, la balle au centre, et une partie qui ne demandait qu’à s’emballer.

Abraham Keita n’est pas totalement tranquille

Des regrets? Concernant cette première mi-temps comme la situation de son équipe en général, Abraham Keita, co-entraîneur du FCD, en a surtout un, de taille: «Je ne me fais pas de souci par rapport à notre accession aux finales, on y sera, c’est presque sûr. Ce qui me pose problème, ce sont les finales, en elles-même. On n’arrive pas à élever notre niveau de jeu, on joue toujours de la même manière. Ce soir, La Sallaz a réalisé que c’était le choc au sommet, et a augmenté sa qualité de jeu. C’est la raison pour laquelle nous avons perdu, car nous ne l’avons pas fait. Et cela pourrait clairement devenir un souci en finales».

Quatre points d’avance à quatre journées de la fin et avec un calendrier plutôt accessible, effectivement, Donneloye sera très probablement de la partie au mois de juin. Attention toutefois à se méfier d’Echallens II, qui a encore une vraie carte à jouer dans ces quatre derniers matches. Après, compte tenu de ce que nous avons vu ce mercredi soir, même si le score final est vraiment rude et peu représentatif des débats, on imaginerait bien plus facilement La Sallaz sortir un gros coup à ce moment-là de la saison que son adversaire du jour. La vérité d’un jour seulement? Donneloye, bien sûr, a le potentiel pour faire mieux.

Le triplé des frères Massoud

Eux n’en ont pas grand chose à faire des soucis qui tracassent actuellement Abraham Keita et Christian Leuenberger, puisqu’ils peuvent savourer une deuxième victoire de suite et, surtout, qu’ils ont chacun marqué leur but ce soir. Eux? Les frères Massoud, évidemment, qui ont encore fait parler la poudre, en plus de décanter la situation d’une partie relativement fermée jusqu’à leur intervention.

Hasibullah, dit Hassib, était le premier des trois à se mettre en évidence et, si on pouvait attribuer une note à leur réussite, celle-ci dépasserait sans doute largement les deux autres confondues. Puisque c’est d’un coup-franc brossé, à plus de 20m, que le défenseur central ouvrait le score pour les visiteurs. Le cinquième cette saison, déjà! Il sera imité par Yousef, près d’une demi-heure plus tard. Le cadet du trio assurait la victoire des siens d’un plat du pied imparable. Symbole de l’esprit de groupe et de l’entente qui règne à La Sallaz, le penalty, obtenu trois minutes plus tard pour une main de Nicolas Vermot dans la surface, était tout naturellement offert à Tarek, qui ne tremblait pas pour rejoindre ses frères sur la liste des buteurs de la soirée.

Donneloye a explosé, mais ne méritait pas ça

Entre temps, Nourou Tall avait également apporté sa contribution à la nette victoire de ses couleurs, en signant le 0-2, s’en étant allé affronter seul le malheureux Joël Riond. À ce moment-là du match, cela était déjà sévère pour les locaux, qui semblaient bel et bien être à la hauteur de leur adversaire et qui, en plus, possédaient le ballon. Mais Donneloye a craqué, explosé, et c’est tout le mérite du FC La Sallaz. Dans l’incapacité de mettre le ballon au fond, face à un Xavier Marouani ayant littéralement multiplié les miracles dans ses cages, notamment face à Hervé Vallotton, les hommes de Christian Leuenberger se sont résignés. Ils ont été frustrés également, sans doute, d’avoir été très bien contenus par le jeu mise en place par les deux techniciens, Michael Pacella et Christian Mischler, en face, les à présent ex-leader du groupe ont «simplement» laissé filer. Une fois, deux fois, trois fois… La Sallaz n’a pas manqué de telles aubaines, et le train est parti très vite.

Un collectif en route pour les finales, voire un peu plus…

L’entraîneur dans le camp des vainqueurs de la soirée ne manquait pas de pédagogie pour expliquer le naufrage adverse en seconde mi-temps: «Cela c’est tout de suite vu, le premier qui allait marquer pourrait dérouler derrière. C’est ce qu’il s’est passé, avec le coup-franc d’Hassib et la suite que l’on connaît».

Plus qu’une victoire, c’est donc un véritable match référence pour le FC La Sallaz qui, toujours selon son coach, n’est pas près de s’arrêter: «On sait qu’il reste 12 points en jeu et des rencontres compliquées devant nous, donc on ne va pas se relâcher, ce n’est pas encore fait. C’est certain, on veut ses finales, même plus, puisque notre objectif est de terminer 1er du groupe. Une fois en finales? Vous savez bien, du moment qu’on y est, on ne jouera pas pour autre chose que gagner. Les joueurs sont motivés, noue le sommes tous: le FC La Sallaz veut être promu en 2e ligue!».

Un compte-rendu de Florian Vaney

Les prochains rendez-vous

Tout le monde au repos ce week-end d’Ascension! Donneloye retrouve la compétition le mercredi 11 mai, à 20h15, sur le terrain du FC Prilly II. Pour La Sallaz, tout recommence le dimanche 15 mai, à 15h, avec la réception du FC Savigny-Forel.

FC Donneloye – FC La Sallaz 0-4 (0-0)

Buts: 52e H. Massoud 0-1; 59e Tall 0-2; 80e Y. Massoud; 83e T. Massoud, pen.

Arbitre: M. Nicolas Bersier.

Donneloye: Riond; Durussel, Vermot, Mercier, Jaeggi; Margairaz, S. Leuenberger, Menana; Vallotton, Thomas, Keita.

Entraîneurs: Christian Leuenberger et Abraham Keita.

La Sallaz: Marouani; Torun, Stanic, H. Massoud, Zahnd; Awes, Y. Massoud, T. Massoud; Stierli, Tall, Carucci.

Entraîneur:  Michael Pacella.

Stade Dany-Gavillet.

Categories: 3e ligue

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