La Sallaz, avec fierté et confiance

La Sallaz, avec fierté et confiance

«Je ne peux pas dire qu’on est meilleurs ou moins bons qu’un autre finaliste. À mon sens, on est tous sur un pied d’égalité, et tout se jouera sur un, ou plutôt sur trois matches. On est prêts, c’est certain, on a une très bonne équipe, mais c’est impossible de dire que La Sallaz sera ou ne sera pas en 2e ligue l’année prochaine». Depuis bientôt trois saisons, Michael Pacella a rebâti une jolie équipe autour de lui, composée en grande majorité de jeunes formés au club. De là à être suffisant pour militer dans la catégorie d’au-dessus, personne ne le sait dans les hauts de Lausanne, pas même le jeune coach. Ce qui est sûr, cependant, c’est que La Sallaz jouera crânement sa chance, à commencer par dimanche, à Aigle. L’objectif de promotion a été lancé au début de la saison, et il ne reste au club plus que trois marches à franchir pour y parvenir. Les plus grosses, certes, mais plus que trois marches, après toutes celles déjà franchies.

Un historique récent mouvementé

Si le club lausannois tient absolument à retrouver la 2e ligue dès cet été, c’est qu’il a un certain passé à ce niveau. Sans refaire tout l’historique récent du FC La Sallaz, il est quand même bon de rappeler que la première équipe est repartie de presque rien, il y a trois saisons, un peu à l’image d’Epalinges cette année. À l’époque, la «I» s’était alors tournée vers les juniors, la valeur sûre du club. Un choix payant, mais qui a mis un peu de temps à porter ses fruits. Ainsi, il a fallu passer par l’inévitable case «relégation», avant de rebâtir à l’échelon inférieure et d’effectuer la transition nécessaire. Aujourd’hui, l’équipe est prête à retrouver ses lettres de noblesse, elle l’a prouvé au terme d’un championnat globalement bien maîtrisé, conclu à la première place de son groupe. Son destin dépendra, cependant, de la semaine qui vient, et d’aucune autre. Pendant sept jours, à partir de dimanche, il faudra être au top!

La fierté, le moteur de ce groupe en devenir

Ils ont entre 17 et 27 ans, et ne carburent qu’à une chose: La fierté et la perspective des gros matches. Un atout indéniable à l’approche des finales: «Vous savez, avoue Michael Pacella, La Sallaz n’est pas le quartier le plus facile de la ville… Si les jeunes d’ici possèdent bien quelque chose, c’est de la fierté. Il suffit de jeter un œil aux statistiques, nos meilleurs résultats sont toujours issus des gros matches. Prenez le 4-0 du second tour contre Donneloye, par exemple. Dès qu’ils ont su qu’ils affronteraient des joueurs d’expérience, qui ont joué bien plus haut dans leur carrière, on ne pouvait plus le leur enlever de la tête, ils devaient montrer de quoi ils étaient capables».

La Sallaz ne passe pas à côté des gros matches, jamais!

«Pour être honnête, poursuit l’entraîneur, je n’ai pas le souvenir qu’on soit passé à côté d’un seul gros match, car ils ne peuvent, tout simplement, pas se le permettre. Et puis, en parallèle, il y a ces rencontres, face à Thierrens II, notamment, où l’on court un peu partout et où on affiche nettement moins de sérieux. Cette équipe fonctionne comme cela, elle n’est pas forcément la plus disciplinée, mais dans les gros matches, ceux qui comptent, elle sait se tenir et montrer ce dont elle est capable».

Il faudra savoir se tenir!

En parlant de discipline, coach, à quel niveau se situe La Sallaz par rapport aux autres finalistes? «On est cinquième parmi les huit au classement «fair-play», mais pas bien loin du quatrième. On sait que cela peut jouer son rôle, d’autant plus maintenant que Dardania est relégué et qu’il n’y a «plus que» cinq promus. C’est peut-être la plus grande question que je me pose à l’heure actuelle: saura-t-on garder nos nerfs lors des finales? Car il faut bien avouer qu’une bonne partie de nos cartons viennent de réclamations et de paroles trop vite prononcées. Je connais mes joueurs, si la partie est accrochée, il n’y aura pas de soucis, ils sauront se concentrer sur leur football et rien d’autre. Alors espérons que ce soit le cas!»

Stade Nyonnais à Grand Vennes, un vrai bon tirage

Après un déplacement à La Mêlée pour y affronter Aigle II, La Sallaz recevra la «II» du Stade Nyonnais, mercredi soir, puis Champagne Sports, dimanche après-midi. Un tirage qui donne plutôt le sourire au boss de Grand Vennes: «S’il y a vraiment une équipe que je voulais à tout prix affronter, c’était Stade Nyonnais. Non pas que j’estime qu’ils sont mauvais, loin de là, même, simplement que leur jeu est assez similaire au nôtre et que je me réjouissais qu’on puisse s’opposer l’un à l’autre. Le tirage a réalisé mon souhait, c’est une super nouvelle. D’autant plus qu’on s’est offert le droit de jouer deux fois à la maison, sur notre petit synthétique, où l’on n’a pas perdu de la saison, à l’exception de notre dernière rencontre face à Granges-Marnand, alors qu’on avait déjà plus rien à jouer. C’est un avantage à ne pas négliger. Après, je dois avouer que j’aurais préféré qu’on se mesure à Venoge plutôt qu’à Champagne, à nouveau pour une question de style de jeu, mais ça ne fait rien. Notre déplacement à Aigle? Je ne sais pas si ça vaut la peine qu’on y aille, vu qu’on nous annonce déjà perdant… Mais si on s’y rend, ce sera pour gagner».

Les propos de Sébastien Limoli (lire ici) ne sont pas passés inaperçus dans le quartier de La Sallaz et n’ont pas manqué de faire réagir la première équipe. Deux façons de voir les choses, deux façons d’aborder les finales, et une confrontation pour régler tout ça. Ce sera dimanche, 15h30 tapante à Aigle, et on en bouillonne d’impatience!

La Sallaz n’a perdu que cinq points ce printemps

Amical Saint-Prex semble avoir la faveur de la côte, Donneloye l’expérience, Aigle II et Saint-Légier un solide parcours, tant en championnat qu’en Coupe Vaudoise, derrière eux. Et La Sallaz, dans tout ça? «On a la discrétion, c’est peut-être ça, notre force!, sourit Michael Pacella. On a bien travaillé, dans notre coin, et on a obtenu notre ticket pour les finales, au même titre que ces autres équipes. Et puis, il faut avouer qu’on est également sur une bonne dynamique. On a perdu que cinq points durant le second tour, dont trois face à Granges-Marnand dans un match qui n’avait plus d’enjeu. Sinon, il y a eu ce 3-3 face à Echallens, alors qu’on gagnait 3-0. Notre secteur offensif est solide, avec 2,5 buts de moyenne par match, et on possède une des meilleures défenses de 3e ligue. Franchement, on n’a pas à rougir de notre accession en finale».

Pas d’excès de confiance, mais un moyen d’évacuer la pression

Les Lausannois auront à cœur de prouver qu’ils ne sont pas arrivés là par hasard, et qu’ils peuvent légitiment prétendre à une des cinq places permettant d’accéder à la 2e ligue. Même si c’est un trait qu’on retrouve fréquemment au sein des jeunes équipes, attention, tout de même, à l’excès de confiance, bien d’autres en ont fait les frais avant ça: «Vous avez entendu mes joueurs venir, lors de la rencontre entre Venoge et Champagne en début de semaine, me demander si, quand même, ils n’étaient pas capables, eux, de jouer mieux que ce que présentaient les deux équipes sur le terrain? J’avoue que ça m’a fait sourire sur le coup. Mais ce n’est pas de la prétention ni de l’excès de confiance, ils sont comme ça tout le temps, en permanence, je vous assure. À mon avis, c’est simplement leur moyen à eux d’évacuer la pression. Et c’est possible qu’ils en aient particulièrement besoin à ce moment-là du championnat».

Un compte-rendu de Florian Vaney

Le tableau des finales

Groupe 2

Dimanche 12 juin, 15h30

Nyon II – Champagne

Aigle II – La Sallaz

Mercredi 15 juin, 19h30

Champagne – Aigle II

La Sallaz – Nyon II

Dimanche 19 juin, 15h30

Aigle II – Nyon II

La Sallaz – Champagne

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