La Sallaz et Boveresses se sont dits oui

La Sallaz et Boveresses se sont dits oui

L’ACVF comptera, dans les semaines à venir, un club de moins. La raison? Elle était dans l’air depuis une année et s’était précisée ces derniers mois. Mardi, les deux comités se sont rencontrés, mis d’accord à une large majorité et ont officialisé tout ça. Le FC La Sallaz du président Alessandro Santarsieri et le FC Boveresses de Gaetano Giangreco ne feront bientôt plus qu’une seule et unique entité. Si l’ACVF et l’ASF n’ont pas encore validé le dossier (une réponse sera donnée avant le 30 avril), cela ne devrait, à priori, pas poser le moindre problème. Le nom de futur club des hauts de Lausanne, qui sera dirigé par Gaetano Giangreco, n’est pas encore connu, mais devrait très certainement s’articuler autour de « Nord Lausanne ».

Chacun possède ce que l’autre n’a pas

L’idée de cette réunification part d’un principe plutôt simple. Permettre aux jeunes des deux clubs d’avoir un cursus aussi complet que possible. Boveresses possède d’excellents juniors E et D ainsi qu’une équipe de M13 et une d’actifs militant en 3e ligue, là où La Sallaz peut compter sur des juniors B et A 1er degré ainsi qu’une formation au plus haut niveau régional, en 2e ligue. « On s’est rendu compte que chacun avait ce que l’autre n’avait pas, lance Alessandro Santarsieri. On possédait, tous deux, des trous dans notre formation et, lorsqu’on s’est aperçus qu’en fusionnant, on pourrait les combler, l’idée a tout de suite commencé à mûrir dans nos têtes. »

Passer l’encadrement des jeunes au niveau supérieur

Loin d’être uniquement un club formateur en matière de football, celui-ci se voudra éminemment proche de ses jeunes, pour qui il jouera un rôle social primordial. Ce n’est pas nouveau, tant La Sallaz que Boveresses réalisent un travail d’encadrement exemplaire auprès de leurs joueurs, dans des quartiers réputés difficiles de Lausanne. Cette association, c’est l’occasion de faire passer cet encadrement au niveau supérieur. « Ce rôle social, c’est l’objectif numéro 1, assure celui qui aimerait se rapprocher un peu des terrains une fois l’affaire finalisée. On veut pouvoir apporter à ces jeunes tout ce dont ils ont besoin. Vous savez, ils s’identifient énormément à leur club. Respectivement, ceux de Grand-Vennes à La Sallaz et ceux de Praz-Séchaud à Boveresses. On a toujours eu d’excellents rapports entre nous. Sinon, on ne se serait jamais alliés, d’ailleurs. Cependant, on est parfaitement conscients que cela va mettre un peu de temps à se mettre en place et que, tout le monde étant très attaché à son club de base, les mentalités prendront sans doute un petit moment à changer, tant dans nos rangs qu’à l’extérieur. »

Alessandro Santarsieri: «Aujourd’hui, plus personne ne parle de Chailly et Beaumont»

« Cela ne m’empêche pas d’être très confiant, poursuit Alessandro Santarsieri. Si on remonte un peu dans l’histoire, il y a environ 25 ans, Chailly et Beaumont fusionnaient, et cela a donné La Sallaz. Aujourd’hui, plus personne ne parle de Chailly et Beaumont. Et les exemples comme ceux-ci, ils sont légions. Cela prendra du temps, mais le projet fonctionnera. » Rien n’a encore été décidé noir sur blanc, mais la grande majorité du staff des deux clubs et des comités devrait rester en place. « Mais on écoutera, évidemment, les revendications de chacun », précise le futur ex-président du FC La Sallaz.

600 joueurs, une trentaine d’équipes et… trois terrains

Si l’histoire est belle et semble être faite pour durer, il reste, cependant, encore certaines zones d’ombre à éclaircir. La principale? Réussir à placer, semaine après semaine, les quelque 600 joueurs, juniors comme actifs, sur deux terrains synthétiques et un en herbe. « Ce serait mentir que de dire que cela ne m’effraie pas, admet Alessandro Santarsieri. Mais là réside toute une partie du challenge qui nous attend. » De son côté, Gaetano Giangreco se veut très confiant: « Cela peut paraître énorme, mais ces joueurs sont déjà placés dans leur , quant à lui,club respectif et ils y trouvent leur compte. Si cela ne fonctionnait pas actuellement, là ça me ferait peur. Mais, puisque tous sont déjà répartis sur ces trois terrains, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter. »

La première équipe de Boveresses est en péril

L’inquiétude, elle pourrait plutôt venir de la situation de la première équipe du FCB pour son président. Après les incidents que l’on connaît tous intervenus l’automne dernier, l’équipe fanion de Boveresses s’est vue accorder le droit de poursuivre le championnat dans le groupe 2 de 3e ligue, mais uniquement à partir du second tour et en voyant son compteur remis à zéro. En sachant que celle-ci s’est inclinée lors de ses deux premières rencontres cette année, sa survie à ce niveau ne tient plus qu’à un fil. En clair? Les Lausannois comptent onze points de retard sur le premier non-relégable, Epalinges, et ne disposent plus que de neuf rencontres pour inverser la tendance. Et, s’il est important de préciser qu’ils n’en sont pas arrivés là sportivement, le maintien sera clairement compliqué à aller accrocher. « Cela ne serait pas dramatique, lance Gaetano Giangreco. On ne met pas en péril notre pyramide si notre équipe de 3e ligue doit couler. Toujours est-il que je suis confiant. Onze points, ce n’est pas tant que ça. Quatre victoires et on y est! Je reste persuadé qu’on a la capacité de s’en sortir. »

Avec ou sans formation en 3e ligue pour sa première saison, les Hauts-Lausannois possèdent, en tout cas, un projet prometteur, qu’il conviendra de suivre de très près ces prochains mois. « On ne cherche pas à être les meilleurs, simplement à donner une structure qui permet aux jeunes de nos quartiers de s’épanouir », conclut Alessandro Santarsieri.

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