Une belle occasion ratée

Une belle occasion ratée

« Il y a des matches comme ça », a soupiré Julien Jemmely, à peine le coup de sifflet final délivré par la (très bonne) arbitre de ce match du vendredi entre Richemond et Genolier-Begnins. Les Canaris découvraient le très beau et très fonctionnel complexe sportif du Guintzet et ils en sont ressortis vaincus au terme d’une soirée du football qu’ils préféreront oublier très vite. L’occasion était en effet belle: en gagnant vendredi en plein coeur de Fribourg, face à une équipe largement à leur portée, Yvan Bolay et ses coéquipiers seraient montés (provisoirement) sur le podium! Il n’en a rien été et c’est au contraire une défaite qui est venu plomber la soirée des Jaunes et Verts. Dommage, mais Genolier-Begnins n’a pas d’autre excuse à invoquer que sa timidité. Car non, GB n’a pas été bon ce vendredi.

Six bonnes premières minutes et c’est tout

« C’est même notre plus mauvais match de la saison », a dit un Marc Studer très déçu. « Oui, je le suis. Pas de la défaite, parce qu’on a le droit de perdre, mais de la manière. On n’a vraiment pas montré grand-chose. J’ai noté une action, à l’heure de jeu, lorsque Raffaele Giannattasio a eu le but ouvert, mais n’a pas pu redresser le ballon, c’est tout », a dit l’entraîneur des Canaris. En fait, GB a été bon pendant six minutes, les premières. A ce moment-là, les Canaris auraient pu ouvrir la marque avec un peu plus de réalisme et de chance, lorsqu’une action un peu confuse a terminé sur le poteau des buts de Nzinga Kalukemba, le gardien de Richemond. Mais mis à part ces six premières minutes et l’action de la 62e dont parle Marc Studer, il n’y a pas eu grand-chose, c’est vrai.

« Peut-être qu’on est meilleurs à l’afterwork le vendredi… »

Le fait de jouer le vendredi, loin de la Côte après une journée de travail, a-t-il perturbé les Canaris? « Je ne pense pas, non. C’est vrai qu’on a dû rouler pour venir et qu’on est arrivés tard à cause des bouchons, mais on était bien dans le match au début, donc on ne peut pas dire que cela nous a perturbé. Mais peut-être que vous avez raison, qu’on est meilleur à l’afterwork qu’au foot le vendredi… Peut-être aussi que le fait que nous ayons eu trois séances cette semaine nous a fatigué, mais j’espère quand même que ce n’est pas cela », a continué Marc Studer. Genolier-Begnins s’entraîne en effet deux fois habituellement, et là, vu que le match était un vendredi, il a été décidé de maintenir les deux entraînements, en plus du match. « Peut-être que cela fait trop… », s’est demandé, un peu ironique, l’entraîneur des Canaris.

Quelle démonstration de Richemond pendant 45 minutes!

Il est vrai que Genolier-Begnins n’a pas été bon ce vendredi, mais cela doit surtout, à notre avis, à la performance du FC Richemond. En première mi-temps, on s’est sincèrement demandé si c’étaient bien les Fribourgeois qui étaient là, sur le terrain du Guintzet, ou si on assistait à une démonstration du Dynamo Kiev ou du Shakhtar Donestk. Les mouvements étaient précis, à une touche de balle, les enchaînements magnifiques et Richemond, franchement, nous a énormément impressionné. Le 1-0 est tombé à la suite d’un superbe mouvement collectif, après vingt minutes. Nader Ali Bouzenna (quel joueur!) a pu conclure d’un crochet et d’une frappe précise une action qui aurait donné le tournis à n’importe qui. Alors oui, Genolier-Begnins a été en dessous, mais Richemond mérite beaucoup de crédit pour sa première période.

Genolier-Begnins meilleur en deuxième période

Marc Studer, d’ailleurs, était d’accord avec nous: « Ils ont vraiment bien combiné au milieu en première période, mais je m’y attendais un peu. En consultant leurs statistiques, j’avais vu qu’ils avaient encaissé 8 de leurs 11 buts en deuxième mi-temps. Ils font beaucoup d’efforts en première période et oui, ils nous ont mis en difficulté. Mais je pressentais que ce serait plus simple en deuxième ». Vrai. Richemond a baissé de pied (et heureusement) et Genolier-Begnins, dès lors, a eu plus de possibilités de s’exprimer. « Mais on a été stériles, sans rythme », a pesté Marc Studer. Vrai aussi. Il y avait largement la place pour revenir, mais GB n’a pas su trouver les espaces pour profiter de la vitesse de Lorenzo Mancuso et n’a jamais trouvé Julien Jemmely en pointe. Bref, rien n’allait dans le bon sens.

Genolier-Begnins a des limites dans la circulation du ballon

Sur une pelouse parfaite, il y avait pourtant de quoi faire en termes de circulation du ballon. « Mais on va être honnêtes: on n’a pas su en profiter », a admis Marc Studer, conscient des limites actuelles de son équipe dans la possession. L’entraîneur de Genolier-Begnins le sait bien: son équipe est excellente dans le jeu direct et elle est redoutable sur coup de pied arrêté. Mais pour ce qui est de produire du jeu, elle arrivait à le faire en 2e ligue, ce qui n’est pas encore le cas en 2e ligue inter ou en tout cas, pas tout le temps. Cela s’appelle l’apprentissage et ce n’est pas grave: les points sont là, l’état d’esprit et les joueurs aussi.

Mercredi aura lieu un très joli Val-Bal – GB!

Ainsi, Genolier-Begnins restera très confortablement loin de la barre, quoi qu’il arrive ce week-end. Avec trois victoires, deux nuls et deux défaites en sept matches, le bilan comptable est vraiment satisfaisant. Pas de quoi paniquer, donc: ce vendredi n’était qu’une soirée ratée. Ca arrive. Et l’occasion est belle de se rattraper mercredi prochain, sur le terrain du FC Vallorbe-Ballaigues pour un très joli derby vaudois entre les deux néo-promus. Les vainqueurs des groupes 1 et 2 de 2e ligue de la saison dernière vont en effet s’affronter lors de ce match en retard, eux qui ne se connaissent pas du tout. Et autant dire qu’on s’en réjouit beaucoup.

Categories: 2e ligue inter

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