Andi Zeqiri s’en va progresser à la Juventus

Andi Zeqiri s’en va progresser à la Juventus

Fabio Celestini ne savait pas quoi faire avec Andi Zeqiri, ce n’est pas trahir un secret que d’écrire ces lignes. L’entraîneur du LS croit au potentiel de son attaquant de 17 ans, qu’il a d’ailleurs fait débuter en Challenge League alors qu’il n’avait pas 16 ans. C’était à Baulmes face au Mont, le 22 mai 2015, et on s’en rappelle très bien (lire ici). Depuis, le talent a progressé au LS, a marqué en Challenge League et a continué à scorer en équipe de Suisse juniors. Bref, il est monté en puissance. Mais la promotion du Lausanne-Sport, paradoxalement, ne lui a pas fait de bien. En Challenge League, il aurait continué à jouer, sans doute. Mais en Super League, Fabio Celestini a estimé qu’il était trop tendre, ce qui est très probablement la vérité. Et de toute façon, l’entraîneur du LS connaît le football bien mieux que nous.

Une situation qui semblait inextricable

Donc, « FC » était embêté, vu que Zeqiri, de toute évidence, ne jouerait pas avec le LS cette saison, ou pas beaucoup. Donc, que faire avec le super-talent? Le faire jouer avec les M21 en 1re ligue? Cela a été le cas en ce début de saison, mais la quatrième division n’est pas forcément le terrain de jeu espéré, même en s’entrainant tous les jours avec la première. Le prêter en Challenge League? Cela aurait pu se faire, mais Fabio Celestini voulait que l’attaquant s’entraîne dans un cadre professionnel de haut niveau, ce que tout le monde ne peut pas garantir en deuxième division suisse, ou pas assez au goût du LS. Il y a eu des approches, mais elles n’ont convaincu ni l’exigeant entraîneur du LS, ni le joueur. Restait une possibilité, bien sûr: le vendre. Et les clubs intéressés ne manquaient pas.

Le joueur et le club ne veulent pas d’un transfert à 17 ans

Le jeune homme est en effet la cible d’intérêts divers depuis quelques années. Les plus grands clubs européens se sont intéressés à son cas et si le LS avait voulu empocher quelques centaines de milliers de francs, cela aurait pu se faire. Mais le joueur, très bien conseillé par sa famille, ne voulait pas d’un départ alors qu’il n’est pas majeur. Son plan de bataille était clair: s’imposer en Suisse, avant de tenter le grand saut européen. Et le LS a la même idée. Alors? Le problème semblait insoluble.

Une solution gagnant-gagnant-gagnant

Et puis, la bonne solution est apparue, presque naturellement. Vu que le Lausanne-Sport se fait prêter des joueurs venus de grands clubs italiens comme l’AS Roma (Kevin Mendez et Paolo Frascatore) ou la Juventus (Francesco Margiotta), pourquoi ne pas faire de même dans l’autre sens? Cela peut sembler inhabituel et dans les faits, ça l’est. Généralement, les grands clubs européens achètent les super-talents et, s’ils ne sont pas prêts, ils les reprêtent dans leur club d’origine. Là, le LS et la Juventus font exactement le contraire, ce qui peut sembler étrange. Mais en y regardant de plus près, cette solution plaît à tout le monde. Au LS, parce que le joueur reste sa propriété. Au joueur, parce qu’il va progresser chez un géant du football, au contact d’attaquants parmi les meilleurs du monde. Et à la Juventus, qui a sans doute quelque part une petite option prioritaire en cas d’intérêt au bout de cette année (ou de ces deux ans) de prêt. Bref, c’est du gagnant-gagnant-gagnant.

Carlos Blanco Moreno arrive en prêt

En contrepartie, le club vaudois récupère, aussi en prêt bien sûr, un défenseur central de 20 ans, Carlos Blanco Moreno. Là, le schéma est plus connu: un jeune joueur d’un grand club, sans aucune perspective de jouer avec l’équipe-première de la Juventus, qui s’en va chercher du temps de jeu ailleurs. Et mine de rien, la bonne réputation du championnat suisse et sa proximité avec l’Italie sont des atouts précieux pour le LS à l’heure d’attirer de tels talents. Ça et le travail de plus en plus reconnu de Fabio Celestini, aussi.

Categories: Divers

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