Alexandre Pasche revisite son parcours et partage ses perspectives d’avenir

Alexandre Pasche revisite son parcours et partage ses perspectives d’avenir

Alexandre Pasche est aujourd’hui footballeur professionnel depuis neuf ans. Ses débuts ? Il les fit sur la pelouse de la Pontaise, entre 2002 et 2009. Suite à cette expérience lausannoise, le jeune homme signa un contrat de trois ans avec Young Boys. En recherche de temps de jeu, il fut pourtant à nouveau « prêté » au LS, notamment durant l’année de leur première promotion en Super League (2011). La saison suivante, il rejoignit Servette, avant de véritablement revenir à son club berceau en 2015.  A tout juste 26 ans, le Vaudois s’est confié à Footvaud.

Alexandre Pasche, après un début de championnat difficile, vous finissez bien cette saison. Etes-vous satisfait de vos performances ?

L’année dernière, j’ai souffert d’une mononucléose, ce qui m’a valu deux déchirures, dont une juste avant le début du 1er tour. J’aurais voulu être un acteur de l’équipe un poil plus tôt. Mais le groupe tournait bien quand je suis revenu de blessure, et j’ai dû me refaire une place. Dès que j’ai rejoué, et retrouvé la forme physique, j’ai fait de bonnes choses. Dans le futur, j’aimerais avoir plus d’influence et prendre le jeu à mon compte. Au final, je suis quand même satisfait de mon deuxième tour cette saison. C’est positif pour l’année prochaine.

Le Lausanne-Sport était néo-promu cette année. Comment analysez-vous les hauts et les bas de votre équipe ?

En début de saison, il y eu un effet de surprise, d’enthousiasme, et d’insouciance, grâce notamment aux nombreux jeunes de l’équipes. Ensuite le passage à vide : en milieu du premier tour. On a manqué de maturité dans la gestion de certains matches, pour finalement se retrouver dans une situation délicate à Noël. Du coup, on a été sous pression, et il a fallu sortir de grosses et solides performances. Le job a été fait, mais ça n’a pas été évident avec ce 2e  tour en dents de scie. Selon moi, on a peut être été un peu trop léger dans des rencontres où on a aurait pu créer l’écart. Mais sur les matches couperts, on a réussi à faire la différence.

Diriez-vous que le maintien, cette année, relève du miracle 

Non, on est très loin du miracle. On a un groupe jeune, mais il n’y a pas eu un match où on était à la « ramasse ». Globalement on a souvent eu la maîtrise des événements, et un certain nombre de décisions arbitrales ont été en notre défaveur. Mais on a quand même souvent pêché sur les détails, et, en Super League, ils font la différence.

Comment l’équipe aborde-t-elle le dernier match contre Berne, ce soir ?

On va aborder cette dernière rencontre avec un peu moins de pression. On veut prendre « notre pied », et finir sur une bonne note. Ensuite on pourra se relâcher un petit peu. On aura deux semaines de pause, pour se retaper, avant le début de la préparation.

Vous êtes footballeur professionnel depuis neuf ans. Quel est votre parcours extra-sportif ?

J’ai fait le gymnase sportif à Lausanne. J’habitais à Bern à l’époque, ce sont les années où je jouais à Lausanne et à YB. Après mon diplôme, je n’ai fait que du football durant trois ans, ce qui correspond avec la première montée en Super League de Lausanne. J’ai ensuite entrepris une maturité professionnelle à 23 ans. J’aime bien être actif, et c’était un bon équilibre. Ca ne m’a pas handicapé dans le sport, au contraire. La priorité a bien-sûr toujours été le football, mais autant s’occuper intelligemment et de manière constructive à côté. J’ai fini cette formation en 2016, et ai décidé de me laisser une année au calme.

Quelles sont aujourd’hui vos perspectives d’avenirs ?

Il y a des incertitudes pour beaucoup d’entre nous, qui sommes en fin de contrat. Car les rumeurs du départ de Fabio Celestini ont créé un climat spécial, même si on sait maintenant qu’il a choisi de rester. Moi, je suis ouvert concernant mon avenir. Continuer à Lausanne serait évidemment une super option, que je mets en priorité, mais je ne me bloque pas. Nous verrons en fonction des discussions. Si je venais à prolonger avec Lausanne, je songe éventuellement à reprendre des études, en gardant bien-sûr la priorité sur le football. J’espère pouvoir jouer le plus longtemps possible, j’ai encore de l’ambition et ne me mets pas de limite. Reprendre des études serait surtout dans le but d’apprendre, et de garder un peu mon cerveau en éveil ; je suis quelqu’un d’assez curieux. Si je recommence une formation, ce sera probablement en Sciences politiques, à l’Université de Lausanne.

A quoi ressemble une journée d’Alexandre Pasche ?

On déjeune tous les matins avec l’équipe entre 08h00 et 09h00, à la Pinte (restaurant du Lausanne-Sport. C’est une obligation. Pour ma part, j’aime bien agender les soins avec le physio ou l’osthéo avant le déjeuner. Ensuite, chacun fait son travail individuel : prévention, musculation ou gainage jusqu’à 10h15. On poursuit avec l’entraînement, qui finit aux alentours de 12h30. Après, on mange souvent avec les gars de l’équipe, on s’entend assez bien. Et l’après-midi, on est libre. Mais c’est propre à chacun, en fonction de ta façon de te préparer physiquement. A côté de ça, je fais d’autres choses, notamment un peu de guitare, et de lecture pour le plaisir. Parce que quand tu n’as pas un cadre, c’est difficile : plus on a de temps, moins on en fait (rires).

Avez-vous le sentiment d’avoir trouvé un bon équilibre entre le football et votre vie personnelle ?

Absolument. Dans ma vie en général, j’essaie de tout mettre en œuvre pour être bien physiquement. Si vous me demandez de citer une de mes qualité, je pense être très persévérant. Aujourd’hui, j’ai trouvé un bon équilibre entre hygiène de vie et plaisir. Je fais très attention à mes heures de sommeil et à ma nutrition, sans tomber dans la paranoïa, parce que c’est contre-productif. J’estime que c’est normal par raport au métier qu’on fait, on est payé pour ça !

Propos receuillis par Joëlle Golay

Categories: Football d'élite

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